Des pilotes américains, mis aux arrêts en Guinée, appellent Washington à leur venir en aide. Brad Schlenker, 63 ans, et son copilote Fabio Nunez, arrêtés le 30 décembre après un atterrissage en Guinée pour faire le plein de carburant, ont maille à partir avec les autorités guinéennes.
Selon Brad Schlenker, les contrôleurs aériens de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré leur auraient donné toutes les instructions nécessaires pour atterrir en toute sécurité. Mais à leur arrivée, les deux hommes affirment avoir été accueillis par des militaires armés et accusés d’avoir pénétré l’espace aérien guinéen sans autorisation.
Les deux pilotes sont depuis poursuivis pour atterrissage non autorisé et d’autres infractions présumées.
Dans un entretien accordé à WGN-TV, Schlenker déclare avoir passé deux mois et demi en détention avant d’être placé sous assignation à résidence, sans possibilité de quitter la Guinée.
‘’Nous en sommes toujours là, à nous débattre dans ce système judiciaire interminable. On dirait qu’ils inventent les règles au fur et à mesure’’, a-t-il indiqué dans un entretien téléphonique accordé à l’émission WGN Morning News.
‘’A notre atterrissage, nous avons été accueillis par une armée. Ils étaient absolument persuadés que nous avions de la drogue à bord. Ce qui était faux. Ils ont fouillé l’avion à trois reprises cette nuit-là. Nous avons été interrogés pendant douze heures. Honnêtement, je pense qu’ils étaient déçus de ne rien trouver. Ils sont tellement habitués à ce que des avions privés transportant de la drogue atterrissent ici. C’est pourquoi ils ont adopté cette position. Alors, pris la tête, pour ainsi dire, ils nous ont jetés en prison et ont inventé ces accusations de violation de l’espace aérien, etc. Ces accusations ont été rejetées, et nous voilà maintenant embourbés dans cette situation inextricable’’, a-t-il affirmé.
Sclenker déplore le fait que ‘notre administration n’a pas su prendre l’initiative de passer un simple coup de fil, c’est tout ce qu’il aurait fallu, à ce gouvernement, au ministre des affaires étrangères ou même au président, qui que ce soit. Marco Rubio, le président Trump, personne n’a eu le courage de décrocher le téléphone’’.
Il se dit ‘’très, très déçu par le manque de fermeté dont fait preuve notre administration à ce stade’’.
Interrogé par WGN News sur les démarches entreprises par sa famille, il assure que les contacts avec les autorités américaines restent limités.
“Ils ont contacté certains membres du Congrès, qui ont fait remonter l’information. En résumé, on nous dit : ‘Il s’avère que cet avion a un passé trouble’. Ils ont découvert qu’il a probablement été volé et soupçonnent également qu’il a servi au trafic de stupéfiants, mais cela ne me concerne pas’’, a-t-il ajouté.
De son côté, le Département d’État américain, sollicité par WGN News, a indiqué dans un communiqué que la protection des citoyens américains à l’étranger restait une priorité. Il affirme fournir une assistance consulaire conformément au droit américain et international, tout en précisant ne pas pouvoir commenter davantage l’affaire pour des raisons de confidentialité.
Selon les informations rapportées par WGN-TV, les deux hommes ont finalement été libérés sous caution le 13 mars, tandis que le Département d’État continue de suivre le dossier.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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