Disparition de Foniké Mengué et Billo Bah : ‘‘On a l’impression que la peur revient comme à la vieille époque de Sékou Touré’’, déplore Alioune Tine
Le défenseur des droits humains sénégalais se dit préoccupé par la situation des droits humains en Guinée, notamment par les cas de disparitions forcées signalées ces dernières années. Rappelant la situation des activistes Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, et Mamadou Billo Bah, membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), Alioune Tine dénonce l’absence, selon lui, de résultats des enquêtes annoncées par les autorités guinéennes.
Ces deux activistes de la société civile ont été enlevés le 9 juillet 2024, à Conakry, par des hommes présentés, par les témoins, comme des agents des forces de défense et de sécurité. Depuis, leurs familles et plusieurs organisations de défense des droits humains réclament que la lumière soit faite sur leur sort.
Les autorités guinéennes ont annoncé l’ouverture d’enquêtes, sans qu’une issue définitive sur leur situation ne soit rendue publique. Une situation qui interpelle le défenseur des droits de l’homme, Alioune Tine.
‘’Nous sommes très inquiets par la situation des droits humains en Guinée, les disparitions de personnes. On connaît quand même le cas de Foniké Mengué et Billo Bah, membres du FNDC, on nous a promis des enquêtes, jusqu’à présent, rien’’, déplore-t-il.
Outre Foniké Mengué et Billo Bah, Alioune Tine évoque une situation plus inquiétante concernant les personnes portées disparues en Guinée.
‘’Il y a une trentaine de disparitions identifiées par Tournons la page dans le dernier rapport. Pas d’enquêtes, chaque fois on nous promet des enquêtes, mais les enquêtes n’aboutissent jamais’’, affirme-t-il.
L’activiste se dit très inquiet par la situation des droits humains en Guinée. ‘’Ça nous inquiète parce que les violations des droits de l’homme que nous constatons en Guinée, à l’heure actuelle, s’abattent sur tous les dissidents ; qu’ils soient des dissidents politiques, qu’ils soient des dissidents de la société civile, qu’ils soient des journalistes et qui sont obligés de quitter le pays souvent pour pouvoir vivre’’, regrette Alioune Tine.
‘’On a l’impression que la peur revient comme à la vieille époque de Sékou Touré. Tout ça est extrêmement troublant’’, ajoute-t-il.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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