Le président américain a donné le coup d’envoi de son « Conseil de paix » à Davos, en présence de nombreuses personnalités. Juste avant de rencontrer Volodymyr Zelensky, Donald Trump a affirmé que la guerre en Ukraine serait « bientôt réglée ».
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du « Conseil de paix », quelques instants après avoir assuré que cette instance travaillerait « en coordination » avec les Nations unies.
« Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle », a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison-Blanche, lors de cette cérémonie en présence d’un parterre de dirigeants ayant accepté l’invitation de Washington à rejoindre le « Conseil ».
Donald Trump, qui s’autoproclame faiseur de paix, a lancé dans la station huppée des Alpes suisses son « Conseil de paix », censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde et en concurrence avec les Nations unies. Cette instance avait initialement été conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa « charte » prévoit un mandat bien plus vaste. Le ticket d’entrée est d’un milliard de dollars pour un siège permanent.
Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l’invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été « chargé d’étudier » la proposition américaine.
Le Premier ministre israélien Biyamin Netanyahou a fait savoir qu’il avait accepté de siéger. La France a dit « non » et le Royaume Uni, allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a indiqué jeudi qu’il ne ferait pas partie des signataires. Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l’Arabie saoudite ou le Qatar.
Environ 35 dirigeants ont déjà accepté, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l’administration Trump aux journalistes.
Rencontre avec Zelensky
L’invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l’Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.
Donald Trump doit rencontrer Volodymyr Zelensky à 13 h (12 h GMT), après le lancement de son « Conseil de paix ». Il a dit à Davos de nouveau que les présidents russe et ukrainien étaient proches d’un accord, une affirmation qu’il a souvent répétée même s’il a alternativement blâmé l’un ou l’autre pour l’absence de cessez-le-feu.
« Il ne reste qu’un point à régler » dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec M. Poutine.
M. Zelensky s’est dit « inquiet » mardi d’une perte d’attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale.
Egalement présent à Davos, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a dénoncé jeudi la destruction par l’administration Trump des alliances nées à la fin de la Seconde guerre mondiale.
« Ce n’est pas anodin de détruire plus de 80 ans d’alliances. Il faut des décennies et des décennies pour bâtir la confiance, les organisations, l’architecture sur lesquelles reposent tout cela. Il suffit de quelques semaines, de tweets, d’heures ou de minutes, parfois, pour la détruire », a dit le gouverneur.
Par AFP

