Double scrutin du 31 mai : ‘’l’écrasante majorité du peuple guinéen a choisi de boycotter massivement les élections’’, selon les Forces vives de Guinée
A l’issue des élections législatives et communales organisées le dimanche 31 mai 2026, les Forces vives de Guinée (FVG), qui avaient appelé au boycott du scrutin, se sont félicitées de ce qu’elles considèrent comme un rejet massif du processus électoral par les citoyens.
Dans une déclaration rendue publique, les Forces vives affirment que ‘’ce dimanche 31 mai 2026 restera gravé dans la conscience démocratique de notre pays et dans les annales électorales’’.
‘’Sans surprise, l’écrasante majorité du peuple guinéen a choisi de boycotter massivement les élections dites législatives et communales, infligeant un désaveu cinglant à la junte au pouvoir et à son chef, Mamadi Doumbouya’’, martèle la coalition composée de partis politiques et d’organisations de la société civile.
Les Forces vives estiment que cette attitude des électeurs s’inscrit dans la continuité des précédentes consultations électorales. ‘’Après avoir déjà boudé le référendum de septembre 2025 et la présidentielle de décembre 2025, le peuple de Guinée confirme son refus catégorique de s’associer à cette parodie électorale’’, soutiennent-elles.
‘’Par cette résistance pacifique, les citoyens sanctionnent le parjure de Mamadi Doumbouya, qui a violé son serment, la Charte de la Transition et ses promesses de restituer le pouvoir aux civils’’, indiquent les FVG.
Elles assurent qu’en ‘’refusant de s’associer à ce simulacre de scrutin, le peuple souverain de Guinée envoie un message sans équivoque à Mamadi Doumbouya : le peuple rejette le parjure et refuse de reconnaître tout pouvoir pris par les armes ou obtenu par un artifice électoral qui prive le peuple guinéen de son droit inaliénable de choisir librement ses dirigeants’’.
Les Forces vives de Guinée ont, par ailleurs, salué ‘’la maturité civique, politique et le courage héroïque du peuple de Guinée’’, tout en réaffirmant leur engagement en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel à travers ‘’l’organisation d’élections inclusives, libres et transparentes, dans le strict respect des articles 46, 55 et 65 de la Charte de la Transition et de l’article 25, alinéa 4 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de l’Union africaine’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.info
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