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Du Livre vert à Larmes d’Afrique…

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Soutra

Voici une sélection de cinq ouvrages classés par critère de ‘’pertinence’’ sur la Libye dont Larmes d’Afrique au sein de la librairie de sciences po, la pertinence peut remplir differerents critères dont la qualité de l’oeuvre, qualité subjective bien évidemment, le nombre de ventes, les consultations, l’audience etc.

Premièrement, je remarque la présence du livre vert dans cette liste, qui est un livre de Kadhafi où il expose sa vision de la politique en trois tomes. Le livre questionne sur les questions de démocratie et évoque les thèses économiques du leader.

En outre, ce qui est frappant aussi dans le livre vert, c’est les révélations du Guide sur la pertinence des thèses des Égyptiens noirs il y a 3000 ans sur les questions monétaires et la vitesse de circulation de la monnaie, les premières thèses sur ces questions de quantité monétaire et lien avec la production remonterait à l’Égypte noir. Il a en outre évoqué dans ce livre la question du capitalisme, la distribution des richesses, son non interventionnisme au niveau de la politique internationale et plein d’autres sujets…

Alors la question que je me pose évidemment c’est pourquoi une personnalité aussi décriée en Europe a ses livres dans ces bibliothèques ‘’prestigieuses’’. Faut-il y voir la qualité de l’oeuvre, de la pensée de Kadhafi ? Une qualité qui surpasserait le jugement sur la personne kadhafi et certains de ses agissements notamment différents attentats qui lui sont imputés, sa personnalité que certains jugeaient écrasantes, et aussi son panafricamisme même si là encore certains lui reprochent un panafricanisme de façade voir une immiscion dans les affaires internes de certains États…

Parmi ces livres évidemment recommandés, il y aussi le livre de Vincent Hugeux qui, on va le résumer assez vite, présente aussi Kadhafi comme un despote. Celui de mon très cher Yasmina Khadra qui n’est pas non plus très élogieux sur Le Guide Lybien et présente un homme proche de sa tribue d’origine qui n’a pas fait assez pour les autres tribues, ambitieux dès son jeune âge et dont la personnalité témoigne de multiples facettes excentriques.

Parmi les livres choisis, il y a aussi les Racines du Chaos qui présentent les facteurs endogènes, internes à ces pays qui fait que ces cinq États que sont la Syrie, le Liban, le yemen, l’Irak et la Libye sont en crise et qui expliquent la crise de ses États. Bien évidemment, moi je serai un peu plus mesuré face aux critiques endogènes, et je verrai quelques facteurs exogènes et politique comme par exemple l’intervention de forces extérieures em Irak et Syrie voire au Yemen et en Afghanistan qui ne joue pas en faveur de la stabilité de ces pays.

En fin, on a ma modeste contribution qui me permet d’évoquer la question du terrorisme par le prisme des pérégrinations de mes personnages. Bien évidemment dans un chapitre, j’évoque la fin du Guide Lybien, et j’insiste sur la communion entre le Guide et ses derniers fervents combattants et admirateurs.

En dehors de ce petit chapitre, j’essaye de montrer que le terrorisme en Afrique est le fruit de processus de radicalisation et qu’il est nécessaire d’éliminer les chaînes d’adhésion et cela doit être résolu par les problèmes annexes liés aux difficultés économiques et sociales du continent qui favorisent les extrémismes…

La pertinence est, et demeure dans la comparaison, mais concrètement sur ces différentes oeuvres je ne vois pas de liens direct en dehors des thématiques abordées, ou peut être un lien entre le livre Vert et Larmes d’Afrique, car ce sont des oeuvres qui indépendamment de leurs auteurs visent à faire un plaidoyer pour montrer des processus, une histoire de l’Afrique à travers le livre vert quelques peu réhabilitée, et avec Larmes d’Afrique un rêve profond de voir l’Afrique s’élever verticalement et résolver les nombreuses problématiques qui font couler les larmes en Afrique…la pauvreté, la faim, les conflits, les nationalismes enfin tout ce qui nous entraîne dans une forme de dépendance.

L’Afrique ne sera respectée que par nos efforts intellectuels, notre patrimoine, notre goût de l’effort. Voilà pourquoi il nous faut continuer le combat intellectuel pour une Afrique digne et prospère. Nous sommes tous des enfants du continent et qu’on soit des guides, des chef d’Etat ou des modestes écrivains, c’est l’intérêt du continent Africain qui doit nous faire se rencontrer.

Alseny THIAM

Soutra
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