En 1958, les pères fondateurs de notre patrimoine commun, sous la direction du président Ahmed Sékou Touré, ont défié le général de Gaulle en arrachant notre indépendance. Le président français a failli oublier son képi à feuilles de chêne, tellement il fut stupéfait par la variation de la voix et le courage du président Sékou.
La Guinée sait se faire respecter. France 24 en a vraiment appris à ses dépens : la Guinée de l’Almamy Samory Touré, de Dinah Salifou Camara, de l’Almamy Boubacar Biro Barry, de Zégbéla Togba Pivi et de Kissi Kaba Keïta n’est pas du tout prête à se laisser marcher sur les pieds.
L’histoire vient de se répéter. Sous la Première République, le président français Valéry Giscard d’Estaing, dans un discours de réconciliation diplomatique, lors de sa visite d’État en Guinée du 21 au 22 décembre 1978, présenta des excuses pour les exactions et les complots fomentés par son pays contre la Guinée. Au nom de ses prédécesseurs ainsi que de toute la France, Valéry présenta des excuses à notre chère Nation.
Cette fois-ci, c’est au plus grand média français, que beaucoup qualifient de média d’État, de le faire, après une sortie que nous avons tous fustigée, condamnée et jugée inappropriée.
L’histoire retiendra cela, tout comme elle a retenu le célèbre et historique « NON » de 1958. Comme le dirait l’autre, le respect ne se quémande pas, il s’impose.
Sayon MARA
Juriste

