Face à une injonction du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation exigeant à l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de se mettre en règle sous peine de dissolution, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo a dénoncé une volonté délibérée des autorités de détruire sa formation politique.
‘’C’est politique’’, a-t-il affirmé, ajoutant que chaque fois que l’UFDG a voulu organiser son congrès en réunissant les conditions nécessaires, ‘’ils ont interdit au parti de tenir le congrès, par deux fois’’.
Et après, a déploré Dalein, ‘’ils nous suspendent parce qu’on n’a pas tenu le congrès, alors que c’est eux qui nous ont empêché de le tenir. Qu’est-ce qui va se passer au terme de cette deuxième suspension ? Je ne sais pas. Mais on sent une haine, une volonté de neutraliser, sinon de détruire l’UFDG’’.
L’ancien Premier ministre, actuellement en exil, dit à qui veut l’entendre que ‘’l’UFDG est un parti bien organisé, je ne suis pas là-bas, mais il fonctionne correctement. J’ai des vice-présidents qui y sont, qui travaillent, qui prennent des risques’’.
Il affirme que ses militants prennent des risques en menant le combat politique. ‘’Défendre la ligne de l’UFDG, c’est prendre des risques. Tu risques la disparition forcée, tu risques le kidnapping nocturne suivi de bastonnade, des poursuites fantaisistes et des condamnations arbitraires’’, a-t-il martelé.
Malgré les pressions, Cellou Dalein Diallo a réaffirmé sa détermination à poursuivre le combat par les moyens légaux. ‘’On va continuer la lutte. Le parti, c’est un instrument de la lutte politique parce que nous avons décidé de lutter par les voies légales’’, a-t-il conclu au micro de RFI.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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