La résidence de l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, a célébré jeudi 11 décembre le cinéma guinéen lors d’un cocktail organisé à Conakry. Cette soirée a précédé la clôture, ce vendredi 12 décembre, du festival « Les 7 jours du 7ème art », dont la France était l’invitée d’honneur pour cette 7ᵉ édition tenue du 6 au 12 décembre dans la capitale guinéenne.
La soirée a réuni une pluralité d’acteurs culturels et cinématographiques, notamment la directrice de la Maison des Mondes Africains (MansA) de Paris, Elizabeth (Liz) Gomis, et Séraphine Angoula, attachée audiovisuelle régionale de l’Ambassade de France basée au Sénégal, en plus de nombreux professionnels guinéens.
En accueillant les invités, l’ambassadeur Luc Briard a exprimé sa fierté de voir la France en tant que pays invité d’honneur, célébrant le génie créatif des jeunes guinéens.
‘’On est très fiers d’abord d’être le pays invité d’honneur de ce festival, et aussi d’être venus avec des propositions (…). Il y a énormément de talents en Guinée, des jeunes réalisatrices, des jeunes réalisateurs, des jeunes guinéens et guinéennes qui sont convaincus que c’est le moment pour l’Afrique et pour la Guinée de s’emparer de ses propres histoires et de les produire, de les fabriquer”, a-t-il indiqué, réaffirmant le soutien du Centre culturel franco-guinéen (CCFG) aux jeunes créateurs, notamment à travers des ateliers d’écriture et de production.
‘’Dans cette fabrique des imaginaires guinéens, il se trouve qu’au Centre culturel franco-guinéen, nous accompagnons les jeunes créateurs, soit dans les ateliers d’écriture, soit dans les ateliers de production, de tournage’’, a souligné le diplomate, ajoutant que ‘’notre attente est simple. On se donne rendez-vous l’année prochaine, à la même période, décembre 2026. On sera très heureux de présenter les films, court-métrages, documentaires, documentaires de fiction, qui auront été produits par ces jeunes guinéens’’.
Amadou Oury Bah, directeur général du festival « Les 7 jours du 7ème art », a décrit l’événement comme une plateforme essentielle. ‘’C’est un festival cinématographique qui fait appel à plusieurs films guinéens et internationaux, et aussi qui crée un espace de rencontre, de dialogue, de partage et de réseautage’’, a-t-il souligné.
Il a exprimé sa satisfaction de voir le festival atteindre ce niveau, malgré les défis, grâce à l’accompagnement de la France.
‘’La France a beaucoup contribué à ce projet, parce que depuis le début, on est en contact avec les Français qui nous apportent leur expertise et aussi qui nous donnent un espace commun entre la France et la Guinée, qui nous permet de développer nos actions. Le centre culturel, aujourd’hui, c’est un espace adéquat pour réaliser nos rêves, réaliser ce que nous voulons jusqu’à maintenant’’, a indiqué M. Bah.
Séraphine Angoula a détaillé l’engagement constant de la France, qui soutient le festival depuis sept ans via le CCFG, mentionnant l’impact des projets financés par le Fonds Équipe France Industries Culturelles et Créatives (FEF ICC) qui vise à structurer l’écosystème cinématographique guinéen, dont entre autres : « Ça tourne en Guinée : Formation pratique », « Fonds Arakéli : Soutien direct aux projets de films », « Mariama Lab : Programme dédié aux réalisatrices ».
Elizabeth (Liz) Gomis a mis en avant le rôle de la Maison des Mondes Africains (MansA), dont la mission est d’initier de nouvelles dynamiques entre l’Afrique et la France. Selon elle, MansA, en tant qu’établissement culturel, éducatif et entrepreneurial, se veut un accélérateur stratégique qui connecte les talents africains aux ressources, aux réseaux et aux opportunités françaises.
MansA va contribuer à ouvrir des espaces de visibilité internationale, notamment pour les jeunes créateurs, les réalisatrices et les professionnels émergents.
Le festival s’achève ce vendredi 12 décembre, laissant derrière lui une promesse de développement et de coopération solide pour l’avenir du cinéma guinéen.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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