[dropcap]K[/dropcap]ory Kondiano a déclaré à l’Assemblée nationale que le gouvernement a respecté tous les engagements pris au titre du premier programme signé avec le Fonds monétaire international.
Il estime que d’importantes retombées positives qui devraient en résulter ont été empêchées par les “manifestations violentes organisées à dessein qui ont mis l’économie du pays à genoux”.
Parlant des opposants, sans pourtant les nommer, Kory Kondiano indique que “certains de nos compatriotes doivent comprendre que les sentiments qui les habitent, reposant sur la diabolisation de l’autre, sur le mensonge sur l’autre, sur la haine vis-à-vis de l’autre qu’on cherche au besoin à faire disparaitre parce qu’on le soupçonne d’être contre nos intérêts, devraient disparaitre”.
Parce que, accuse-t-il, “ils sont à la base de nos misères et de cet important retard dont souffre notre pays que la politique économique actuelle cherche à combler”.
Le discours du président de l’Assemblée nationale est perçu comme une provocation. Du moins par l’opposant Fodé Oussou Fofana qui n’a pas tardé à réagir. ‘’Quand le président de l’Assemblée nationale a besoin de prendre position, il est obligé de laisser sa place à l’un de ses vice-présidents, pour nous rejoindre. Le perchoir n’est pas une tribune pour régler les comptes”, indique le président du groupe parlementaire des Libéraux démocrates.
Il estime que Kory Kondiano ignore son rôle de président Assemblée nationale. “Il a dépensé beaucoup d’argent pour ses conseillers. Mais je me demande qui était à ses côtés quand il rédigeait son discours kilométrique que lui-même avait des difficultés à lire”, ironise l’honorable Fodé Oussou Fofana. “Il fait ce qu’il veut et confond l’hémicycle au siège du Rpg Arc-en-ciel”.
Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info
00224 621 852 875/ djiwo.barry@visionguinee.info

