Fracture de Faranah, ville natale du plus grand Guinéen de tous les temps : entre décisions imposées et populations ignorées (Par Dr Karamo Kaba)
Si Faranah accuse aujourd’hui un retard et souffre du manque d’infrastructures sanitaires, scolaires et sociales, c’est en partie dû à certains cadres placés à de hauts niveaux des sphères administratives.
Depuis l’arrivée du Général Mamadi Doumbouya, aucune décision majeure n’a été prise sans que plusieurs fils de Faranah ne soient consultés. Mais où se trouve réellement le problème ?
Il réside dans le fait que ces cadres n’écoutent presque jamais leur population de base. Ils restent sourds au cri du cœur des habitants de Faranah, et cela est profondément regrettable.
Ils doivent comprendre que s’ils occupent aujourd’hui d’importantes fonctions au sein des institutions républicaines, ce n’est pas uniquement grâce à leur compétence, car nul n’est indispensable mais aussi en raison de l’estime et de l’attention que le Président Mamadi Doumbouya accorde aux populations modestes de Faranah.
Il est donc temps qu’ils fassent preuve de modestie, de responsabilité et d’écoute lorsqu’ils prennent des décisions concernant leurs propres communautés.
Imaginez : le simple choix d’un Directeur de campagne préfectoral risque déjà de créer de fortes tensions dans les jours à venir.
Pourquoi ? Parce que les populations affirment que la personne choisie leur a été imposée par certains cadres de Faranah occupant de hautes fonctions de l’État.
Elles disent qu’elles ne l’accepteront jamais et, pire encore, qu’elles sont prêtes à se faire entendre le plutôt possible si le Président ne prend pas en compte leurs préoccupations.
N’est-ce pas là une source de conflit ou de frustration potentielle ? Chose qu’il faut éviter en cette période électorale.
La ville natale de l’une des plus grandes figures de l’histoire du continent noir ne mérite pas la situation qu’elle traverse aujourd’hui.
Le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya gagnerait à anticiper et à apaiser cette crise dès sa phase embryonnaire, en écoutant et en prenant en compte les préoccupations légitimes des populations de Faranah.
Apprendre à anticiper les conflits, c’est déjà commencer à les résoudre.
Dr. Karamo Kaba
Écrivain Auteur
Spécialiste en santé publique
MBA – Gestion Pharma Biotech

