La récréation est terminée pour les fraudeurs d’électricité. Lors d’une conférence-débat à l’Université Mercure International ce jeudi 22 janvier 2026, le directeur des affaires juridiques et du contentieux d’Électricité de Guinée (EDG) a annoncé le lancement imminent d’une vaste opération de répression.
Dans le viseur de la société, un premier lot de 1000 abonnés sera traduit devant les tribunaux. Yaouvi Afadodan s’est montré d’une fermeté absolue. Bien que la phase actuelle soit encore axée sur la sensibilisation, le passage à la répression n’est plus qu’une question de jours.
Le département de détection des anomalies a déjà identifié un millier de clients coupables de diverses irrégularités, allant des branchements illégaux aux systèmes de ‘’bypass’’ de compteurs.
Pour ces usagers, la direction juridique d’EDG ne compte faire aucune concession. Ils seront soumis à la rigueur de la loi pénale.
L’arsenal juridique mobilisé est considérable. S’appuyant sur le Code pénal, la loi 039 de 1993 et le règlement de service de 2019, Yaouvi Afadodan a rappelé que le vol d’électricité est une infraction majeure.
Les contrevenants s’exposent à une peine minimale de six mois d’emprisonnement ferme. À cette condamnation s’ajouteront des sanctions financières drastiques, notamment des ‘’factures de rappel et des factures dues à la fraude’’ qui, selon Dr Yaouvi, peuvent atteindre des centaines de millions de francs guinéens en fonction de l’historique de consommation de l’abonné.
Le directeur juridique a révélé un décalage vertigineux entre les coûts de production et de vente. Alors que le kilowattheure coûte 2 300 GNF à produire, il est revendu en moyenne à 880 GNF. Ce déficit, comblé par l’État, rend le vol d’électricité économiquement insupportable.
Pour EDG, l’enjeu dépasse le simple préjudice financier. Il s’agit de la survie du service public. La fraude entraîne une dégradation du réseau, des explosions de transformateurs et des coupures répétées qui pénalisent l’ensemble de la collectivité.
En choisissant de se rendre dans une université pour porter ce message, la société souhaite transformer les étudiants en relais d’information au sein de leurs communautés.
‘’Nous sommes en phase de sensibilisation, la phase suivante, c’est la répression’’, a conclu le directeur des affaires juridiques, annonçant que cette tournée de mise en garde se poursuivra dans d’autres institutions d’enseignement du pays.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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Et si on poursuivait aussi EDG pour sa corruption endémique ??