[dropcap]S’[/dropcap]il y a une structure étatique en Guinée qui en est une fierté, de par sa gestion, c’est bien l’Agence Nationale de Micro-finance (ANAMIF), bien que souffrant de l’insuffisance de son budget de fonctionnement. Cette institution doit sa survie à la rigueur qui caractérise sa gestion. Un fait à l’actif du personnel qui en a la charge. Les résultats des audits commandités par l’inspection générale d’Etat en font foi.

Il en est ressorti en effet, que les 130 milliards octroyés par le chef de l’Etat aux jeunes et aux femmes ont été gérés conformément aux principes et qu’aucun centime n’a fait l’objet d’une quelconque malversation. Ce qui met en évidence la loyauté de l’équipe de l’ANAMIF dont le Conseil d’Administration est présidé par Mme Marlyatou Barry. De quoi désavouer les détracteurs de la dame qui se battaient sur tous les fronts pour ternir son image.
Mme Barry, faut-il le rappeler fait partie de ces Guinéens de la diaspora qui répondent par patriotisme à l’appel du chef de l’Etat pour se mettre à la disposition du peuple. Selon de sources bien introduites dans cette agence, Marlyatou ne perçoit ni salaire ni autres rémunérations particulières. Ses billets d’avion sont à sa charge. Ce qui montre que le choix porté sur sa personne par Alpha Condé n’est pas fortuit pour gérer de façon désintéressé plus de 130 milliards de Francs Guinéens.
Le 20 octobre dernier, elle a conféré avec la presse au Palais Mohamed V de Conakry. Mme Barry a convié à cette rencontre des bénéficiaires de ce fonds mis à sa disposition. Parmi eux figurait l’Association des Femmes d’Affaires de Madina qui compte près de 800 femmes. La conférencière a d’emblée indiqué que son institution a été mise en place en faveur des jeunes et des femmes afin d’atténuer les inégalités en réduisant la pauvreté par le financement de microprojets et en contribuant à l’élargissement des opportunités d’emplois et des activités génératrices des revenues pour ces deux couches cibles.
C’est dans ce cadre que le Président Condé a alloué ce fonds de 130 milliards (GNF) à ANAMIF pour son fonctionnement, précisera Mme Barry. Vingt-six pourcents de ces 130 milliards ont été alloués. Dix-neuf pourcents (19%) sont revenus à des institutions de micro finances, et 7% à des groupements coopératifs. Les 74% restants sont disponibles dans le compte bancaire de l’Agence.
‘’Nous avons octroyé 7% à du montant total à 35 groupements sans intérêt, pour un délai moratoire de six mois. Parmi les bénéficiaires, 9 ont commencé à rembourser. C’est un tableau qui ne nous honore pas’’, s’indigne Marlyatou Barry.
De leurs côtés, les représentants de groupements bénéficiaires plaident pour une nouvelle échéance nouvelle délai. ‘’Ceux qui ont des difficultés de remboursement peuvent écrire à l’agence pour demander un temps moratoire’’, a annoncé la présidente du Conseil d’administration de l’ANAMIF qui promet d’examiner tous les dossiers dans cette situation.
Hassatou Barry, pour VisionGuinee.Info

