
[dropcap]D[/dropcap]ans un entretien accordé à la rédaction de VisionGuinee l’autre semaine, le directeur communal de l’Education de Ratoma, Ibrahima Kalva Fofana banalisait le débrayage des enseignants contractuels qui ont décidé de bouder les classes suite à la non-tenue de la promesse de l’Etat le nourrissant de leur engagement très prochainement à la Fonction publique. Sauf que cela peine à se matérialiser.
Mais le constat sur le terrain prend le contre-pied de cette relativité de M. Fofana et révèle que ce débrayage a beaucoup d’incidences sur les cours. En ce sens que cela porte gravement atteinte à la conduite à terme des programmes d’études inscrits à être dispensés courant l’année scolaire en marche.
Dans la matinée d’hier mardi 9 février, ils étaient plusieurs élèves du lycée Bonfi, à Matam, à prendre d’assaut les rues pour protester contre le déficit de professeurs qu’ils ne sont plus du goût à entretenir. Leur manifestation a duré quelques heures avant qu’ils ne soient dispersés par des agents de forces de l’ordre.
Ce mercredi, la même scène a été enregistrée au lycée et collège de Coléah dans la même commune où des élèves en grand nombre sont sortis et se sont transportés à au groupe scolaire Koumandian Keita pour empêcher les élèves de cet autre établissement de suivre normalement les cours, nous apprend une source locale.
Une situation a amené les autorités éducatives de cette école à libérer les élèves pour éviter la survenue d’éventuels accrochages.
Au regard de cette réalité, nombre d’observateurs accusent l’inertie notoire des pouvoirs publics qu’ils soupçonnent de toujours venir en sapeurs-pompiers après que le pire se soit produit.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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