[dropcap]L[/dropcap]e bureau de l’Assemblée nationale est en proie de réussir là où le gouvernement semble avoir échoué. Les députés ont à coup sûr réussi à convaincre les syndicalistes à mettre fin à la grève qui paralyse la Guinée depuis le lundi 15 février.
Lors d’une rencontre jeudi au Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale, les syndicats ont demandé le maintien du prix du litre du carburant à 8000 francs guinéens même si celui du baril connaissait une nouvelle hausse à l’international.
Si la baisse actuelle continue, le gouvernement et les syndicats conviendraient du prix du baril à appliquer à la pompe après la 6ème et la 7ème revue avec le Fonds monétaire international (FMI).
La question qui se pose est de savoir si les syndicalistes ne sont pas tombés dans le gouvernement en acceptant de mettre fin à la grève. “Nous ne tomberons jamais dans un piège de n’importe quelle institution. Nous sommes responsables et avertis, notre expérience ne nous permet pas de tomber dans un piège. Nous avons pris toutes les garanties possibles pour cette éventuelle sortie de crise si les travailleurs l’approuvaient”, répond Mamady Mansaré, porte-parole du mouvement syndical, interrogé vendredi matin dans Face à l’info.
Il affirme que la position adoptée par les syndicats n’est pas un revirement de situation. “Nous avons été invités à l’Assemblée nationale. Ils ont reconnu le bien-fondé de toutes nos revendications. Après de longues discussions sur toute la plateforme revendicative, nous avons été satisfaits sur l’ensemble des points”, annonce le syndicaliste, tout en s’abstenant de dévoiler le contenu de l’accord obtenu avec le Parlement.
“Je ne pourrai pas rentrer dans les détails, c’est à l’assemblée générale de se déterminer. Mais nous estimons qu’avec les garanties que nous avons eues, l’assemblée générale va approuver une sortie de crise”, dit-il avec conviction.
Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info
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C est une bonne chose d arreter maintenant cette greve maudite