Les préparatifs de l’édition 2027 du pèlerinage sur les lieux saints de l’islam ont déjà débuté. Le Secrétariat général des affaires religieuses (SGAR), par la voix du ministre Elhadj Karamo Diawara, a fait une sortie médiatique, ce lundi 19 octobre, pour dévoiler les tarifs officiels, les agences agréées ainsi que les mesures strictes de contrôle médical et financier imposées aux futurs pèlerins.
Face aux enjeux majeurs de l’organisation du pèlerinage, le secrétariat général aux affaires religieuses a tenu à clarifier l’ensemble des modalités financières, administratives et sanitaires encadrant l’édition 2027.
Le ministre secrétaire général a précisé qu’au compte de l’année 2027, ‘’le prix fixé est de soixante-cinq millions six cent vingt-cinq mille (65 625 000) francs guinéens au SGAR’’.
Il a ajouté que ‘’soixante-cinq millions six cent vingt-cinq mille (65 625 000) francs’’ sont exigés pour ‘’’chaque pèlerin, et soixante-huit millions six cent vingt-cinq mille (68 625 000) francs pour les agences privées’’.
Tout en rappelant que ‘’l’État n’a pas vocation à faire du commerce’’, il indique que ‘’l’ensemble des agences ont demandé respectivement l’augmentation de trois millions (3 000 000) de francs guinéens sur le prix initial’’. De plus, ‘’ces prix seront mentionnés dans le récépissé d’autorisation de versement’’ pour lutter contre toute tentative d’augmentation illégale.
Dans la même dynamique de transparence, les autorités ont arrêté la liste de six regroupements d’agences officiellement habilités à encadrer les candidats, à savoir ‘’les groupements d’agences Maka Voyage ; Tayba Voyage ; Guinée Voyage ; Safa Voyage ; Dunia Voyage ; Landaya Voyage’’.
Ces structures ‘’sont entièrement responsables de la bonne organisation du Hajj et du respect de toutes les règles établies par l’autorité guinéenne et l’autorité saoudienne’’.
Par ailleurs, un accent particulier est mis sur la sécurisation des transactions financières. Le ministre Elhadj Karamo Diawara rappelle que ‘’ces montants ou le tarif du Hajj doivent exclusivement être versés à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) et à ses branches à l’intérieur du pays’’.
Par conséquent, ‘’verser l’argent dans une banque commerciale est illégal, de même que donner l’argent dans la main de quelqu’un ou emprunter d’autres voies non autorisées’’.
Sur le plan sanitaire et administratif, les conditions d’inscription se durcissent considérablement. Pour s’inscrire au Hadj, il faut être ‘’muni d’un passeport biométrique dont la validité est d’au moins un an, de quatre photos d’identité sur fond blanc, d’un certificat de résidence et d’un certificat d’aptitude médicale’’.
Le secrétariat général aux affaires religieuses insiste sur le fait qu’aucun ‘’malade ne doit se faire inscrire, car l’Arabie saoudite a formellement interdit l’envoi de pèlerins malades. Tous les pays qui envoient des malades incapables de se mouvoir, atteints de maladies chroniques, seront sanctionnés. C’est pourquoi, nous exigeons la présence du pèlerin lors de l’inscription’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.info
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