[dropcap]H[/dropcap]uman Rights Watch a dénoncé les violations des droits de l’homme en Guinée à l’occasion du double scrutin du dimanche 22 mars. Ce vendredi 10 avril, elle a appelé les partenaires de la Guinée et institutions internationales à accentuer la pression sur le président Alpha Condé.
Selon Human Rights Watch, les partenaires internationaux de la Guinée et autres institutions, en particulier l’Union africaine, la CEDEAO, le Conseil de sécurité de l’ONU, l’UE et les États-Unis ‘’devraient accroître la pression sur le président Condé et son gouvernement et exiger l’ouverture d’enquêtes et de poursuites judiciaires crédibles pour les violations récentes’’.
Cette organisation qui défend les droits de l’homme à travers le monde estime qu’en cas d’échec des autorités guinéennes à répondre aux préoccupations relatives aux droits humains, ‘’les Etats-Unis devraient envisager des sanctions ciblées contre les hauts responsables gouvernementaux responsables de violations, notamment des interdictions de voyager et des gels d’avoirs’’.
Quant à l’UE et ses États membres, Human Rights Watch soutient qu’ils devraient envisager d’élargir ‘’le régime de sanctions en vigueur à l’encontre de la Guinée et rappeler aux autorités du pays les conséquences d’un échec à prendre en compte de façon adéquate les préoccupations relatives aux droits humains’’.
‘’Des mesures vigoureuses sont nécessaires dès à présent avant que la situation ne se détériore davantage et qu’une force disproportionnée ne soit utilisée contre les manifestants à l’approche des élections’’, a assuré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior à Human Rights Watch, ajoutant que ‘’les partenaires de la Guinée devraient indiquer clairement que des conséquences seront tirées si des manifestants se font tirer dessus ou des partisans de l’opposition sont portés disparu’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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