[dropcap]L[/dropcap]e Professeur Alfa Sow, disparu il y a déjà onze ans, est l’un des fondateurs de l’UFD (Union des forces démocratiques). Bah Oury en était membre. Ne s’entendant avec personne, Bah Oury a quitté ce parti pour aller créer l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) avec certains militants.
Un parti politique est une association. Ce n’est parce qu’on l’a fondé qu’on en devient propriétaire. Ce n’est pas une entreprise privée. Les descendants des fondateurs des partis politiques européens, nés il y a plus d’un siècle ne viennent pas aujourd’hui réclamer des royalties ou des héritages aux patrons actuels de ces partis.
Voici ce qu’avait dit à l’époque le Professeur Alfa Sow, linguiste, histoire et homme politique, de M. Bah Oury : ‘’C’est un homme impatient, impulsif, provocateur et brut. Mon petit frère Bah Oury confond le combat politique au combat de la rue. C’est un intellectuel, mais hélas, son tempérament ne lui permet pas de faire valoir ses talents à ce rythme. Je ne le vois pas conduire un groupe. C’est un perturbateur qui va toujours se heurter au bon sens. Ce n’est pas un meneur d’hommes. Ce n’est pas un chef’’.
On ne peut mieux camper le personnage. Qui est en train de se suicider politiquement. Sa façon de reconquérir l’UFDG est une véritable insulte au bon sens. Ne pouvait-il pas attendre ce qui se passe, savoir qui est qui, mesurer son potentiel électoral et savoir à quel point Cellou est vomi, avant d’agir ? Un mois, un an, deux ans. Qu’est-ce que cela lui aurait couté ? Il ne faut jamais se surestimer et sous-estimer un adversaire ou un ennemi.
La violence et Bah Oury sont comme col et chemise : inséparable. Cela lui a valu la taule sous Fory Coco et la même taule à perpète et par contumace sous le Grimpeur. Il a vendu ‘’son’’ parti contre une grâce présidentielle. Ou autre chose. Il ignore que ce parti n’est ni une marchandise, ni sa propriété. Il est sur le point de se planter. Lorsque l’acheteur va se rendre compte que c’est un tocard, bonjour les dégâts. Et comme il est sous bonne garde, la contumace, c’est terminé. Il risque de finir par se mettre à l’abri des courants d’air.
Où Bah Oury passe, la paix trépasse ! Coïncidence ou pas, dès qu’il débarque à Cona-cris, un journaleux est massacré. Cela consacre sa réputation méritée d’ennemi de paix. Aujourd’hui, il passe son temps à grenouiller dans les méandres obscurs des arcanes du pouvoir actuel à la recherche des voies et moyens pour atteindre les chaussettes du Grimpeur. Pour, avec gloutonnerie, les sucer.
A persister à lui mener une guerre sans merci et déloyale, il renforce et grandit Cellou. Aujourd’hui, le RPG et l’UFDG, pour des raisons différentes, sont en crise. Le RPG est malade de ses faux militants de 25e heure. Il est aussi malade des faux jetons de l’espèce de ce missionnaire ripoux.
Même groggy du KO électoral, l’UFDG, le Bloc Libéral et le RDIG sont les seuls survivants de l’opposition. Les autres partis, à force de contorsions et de transhumance de leurs leaders alimentaires et sans conviction, se sont dissous ou ont disparu de l’espace public. Si ces partis, derniers survivants de la démocratie Alpha sont détruits du fait de la mission de M. Bah Oury, lourde sera responsabilité devant l’histoire et devant l’incapacité de la Guinée de sortir de la Mafia administrative organisée autour d’une ethnie postée dans les fonctions publiques les plus hautes fonctions. Aux dépens des autres.
Depuis 1958, notre pays est coincé dans cette logique mortelle. Et nous plongeons. A cause de la foultitude de Bas Oury qui nous plombe.
Bah Mamadou Lamine, le Mercenaire du Missionnaire
*Article paru dans Le Lynx N°1246 du 29 février 2016


Haa aujourd’hui BO est traité de tous les noms!!!! Mais ça lui apprendra que les interets passent avant tout meme lethnie. Et vous Mr Bah gardez votre haine pour les autres…cela va vous apporter de lor. Vous voyez toujours langle ethnique en masquant la crise