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Inondations à Manéah : “On avait demandé aux populations de s’éloigner de cette rivière”, selon un responsable communal

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Soutra

Les habitants du quartier Bananeraie, dans la commune urbaine de Manéah, se sont réveillés les pieds dans l’eau ce samedi 19 septembre, à la suite des fortes pluies enregistrées dans la zone. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables. Pourtant, la mairie dit avoir prévenu depuis juillet les citoyens de quitter les lieux.

Selon Alhassane Diallo, vice-maire de la commune de Manéah, “des dispositions avaient été pourtant prises depuis le mois de juillet à travers des sensibilisations et du curage. On avait même demandé aux populations de s’éloigner de cette rivière depuis longtemps. La plupart ont suivi ces conseils, c’est pourquoi les dégâts n’ont pas été aussi importants que d’habitude”.

Le 5e vice-maire sollicite l’accompagnement du gouvernement en faveur des sinistrés. “Nous demandons au gouvernement de leur apporter de l’aide, car les populations ont été fortement touchées”, a-t-il lancé.

M’Balia Camara, victime de ces inondations, déplore d’innombrables pertes. “Cette année, on pensait que l’eau n’allait pas entrer chez nous. Mais la pluie qui s’est abattue aujourd’hui est énorme. J’étais au marché quand je l’ai appris. J’ai laissé toute ma marchandise sur la route. J’ai même perdu mon portefeuille. Personne n’est décédé, mais nous avons perdu presque tous nos biens”, témoigne-t-elle.

Ne sachant plus à quel saint se vouer, elle demande l’aide de l’État pour être relogée. “Nous demandons au gouvernement de nous aider à trouver un lieu où habiter. Ici, nous souffrons énormément. Quand il pleut, que ce soit le jour ou la nuit, nous ne dormons pas”, lance-t-elle.

Kerfella Touré, assistant du coordinateur préfectoral de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), affirme que cette catastrophe était malgré tout prévisible.

“Cette catastrophe nous a surpris. Cette fois-ci, nous étions très contents parce que nous avions fait des curages. Mais le constat est que les dégâts matériels ne sont pas très importants, car certaines personnes s’étaient déjà déplacées”, assure-t-il.

Il rappelle que la zone reste à risque. “Le lieu n’est pas habitable. C’est un lieu qu’on a signalé comme zone rouge qu’on doit déguerpir tôt ou tard”, clarifie Kerfella Touré.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

00224 621 85 28 75 / djiwo.barry@visionguinee.info

 

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