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Interpellation d’Ousmane Gaoual Diallo : une procédure qui viole la loi

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gaoual[dropcap]L[/dropcap]e député Ousmane Gaoual Diallo a été placé en garde à vue mardi au terme d’une journée d’audition à la direction des investigations judiciaires. Il fait l’objet d’une plainte pour ‘offense au chef de l’Etat’ suite à des propos qu’il a tenus samedi dernier lors de l’assemblée générale de l’UFDG. 

L’interpellation du député qui jouit d’une immunité parlementaire suscite des réactions dans la cité. Selon le juriste Mohamed Camara, interrogé dans Espace expression, le procureur de la République fait preuve de deux poids deux mesures.

L’analyste politique fait remarquer qu’il y a des ministres sans portefeuille qui agitent le tissu social au lieu de faire des propositions concrètes pour la sortie de crise. “Ils s’emballent dans des propos à n’en plus finir pour agiter le tissu social et les institutions”, dénonce Mohamed Camara au micro de nos confrères.

Et de poursuivre : “Ce sont les plaignants qui ont articulé des propos plus graves qui voient leur plainte admise par le même procureur. Où était-il pour demander à ces personnes-là qui ont dit qu’il y a un putsch qui est en train d’être perpétré pour avoir les éléments de preuve et faire la lumière ?”

L’interpellation du député Ousmane Gaoual Diallo viole la loi. Selon M. Camara, le procureur a fragilisé la procédure et a rendu inopérant tout succès par rapport à la suite des évènements. Certes, explique-t-il, “Ousmane Gaoual est coutumier des faits, ses propos sont graves, il a 18 mois de bonus de prison en garde, mais il fallait tout simplement observer la procédure. Outre manière de réagir après une injustice peut vous faire perdre la raison”.

Il indique que “ceux qui ont fait cet emballement ont contribué à faire échapper Ousmane Gaoual, qui est coutumier des faits à travers ses propos virulents, des mailles des filets. Parce qu’en droit, la forme commande le fond”. Même si les faits sont avérés, la procédure ayant été violée, le député pourrait se voir libérer. Parce que, souligne Mohamed Camara, “on doit apprendre à respecter et à faire respecter les textes dans notre pays”.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

00224 664 93 14 04/cire.balde@visionguinee.info

 

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