Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée assure que son institution est disposée à aller au-delà des coupures de 20 000 GNF. Cependant, Karamo Kaba estime que cette décision doit faire l’objet d’un consensus.
À la question de savoir pourquoi, avec la souveraineté monétaire, la Guinée ne pense pas à émettre des coupures plus élevées, le gouverneur de la Banque centrale répond : ‘’C’est une question qui revient, enfin c’est un peu l’artésienne, ça revient à chaque fois. Donc, c’est vrai que notre billet le plus élevé, c’est le 20 000 GNF. C’est un billet qui a été introduit le 15 mars 2015. Lorsqu’on fait la photographie de l’économie guinéenne en mars 2015, on s’aperçoit que nous avions un PIB d’environ 8 milliards de dollars avec environ 8 millions d’habitants. Sauf que, 10 ans après, beaucoup de choses ont changé. Le PIB, on est passé de 8 milliards à quelque chose comme 40 000 milliards ou 36 000 milliards avec le rebasage qu’on a fait récemment. Donc là, c’est fois 4. Au niveau de la population, on est passé de 8 millions à 16 millions selon le dernier recensement. Donc effectivement, vous avez raison. Normalement, on aurait dû avoir un billet qui augmente, on aurait dû avoir au moins un billet de 50 000, voire même 100 000’’.
Cependant, souligne Karamo Kaba sur Vox Africa, ‘’il faut faire très attention. En Guinée, la monnaie, c’est la chose qui nous relie le plus. Je ne sais pas s’il y a quelque chose qui est aussi bien partagé par tous les guinéens que la monnaie, mais je n’ai jamais vu quelqu’un qui refuse un billet. Donc, c’est vraiment quelque chose qui nous relie et qui nous unit. Ça fait l’objet d’un débat, ça doit faire l’objet d’un consensus’’.
Et, assure M. Kaba, ‘’s’il y a un consensus, nous sommes prêts, nous sommes disposés à aller vers des coupures plus grandes. C’est quelque chose qui est dans les cartons. Mais il faut qu’on fasse encore une fois preuve de pédagogie. Parce que nous n’avons pas une population qui est très éduquée financièrement. Donc, souvent, ce que les gens vous disent, c’est que lorsque vous introduisez des plus grandes dénominations, c’est générateur d’inflation, même si ce n’est pas vrai, c’est ce que les gens croient’’.
En 2015, soutient-il, ‘’lorsqu’on avait introduit le billet de 20 000 GNF, je peux vous assurer que les débats ont été très animés. Donc, on attend que la présidentielle se passe. Si nous avons l’approbation du peuple souverain de Guinée, nous sommes tout à fait disposés à aller dans ce sens-là’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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S’il-vous-plaît épargné nous ça yandhiii. Plutôt il faut essayer de crée des payement électronique pour diminuer la masse des billets en circulation…
Cest de ça le peuple veut…
Guinée : L’émission de billets de 50 000 et 100 000 GNF, une fausse bonne idée ?
Les propos du gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Karamo Kaba, relancent le débat sur l’opportunité d’introduire de nouvelles coupures de 50 000 et 100 000 francs guinéens. Si l’argument officiel repose sur la croissance du PIB et l’augmentation de la population, plusieurs analystes estiment que cette justification ne résiste pas à l’examen macro et microéconomique.
Sur le plan macroéconomique
Un raisonnement trompeur : Le gouverneur lie la nécessité de grosses coupures à l’évolution du PIB, passé de 8 à près de 40 milliards USD en dix ans. Or, la taille de l’économie n’a aucun lien direct avec la valeur faciale des billets. Ce sont l’inflation et le pouvoir d’achat réel qui déterminent la pertinence d’une nouvelle dénomination. Des pays africains avec des PIB plus élevés que la Guinée, comme la Côte d’Ivoire ou le Maroc, n’ont pas de billets supérieurs à 25 000 CFA.
Un signal inflationniste : Même si l’émission de grosses coupures n’entraîne pas mécaniquement une hausse des prix, elle envoie un signal psychologique fort. Les agents économiques anticipent une dépréciation de la monnaie et ajustent leurs comportements : hausse des loyers, des salaires et des biens durables. Dans une économie fragile, cela peut alimenter une spirale d’anticipations inflationnistes.
Dollarisation accrue : L’introduction de billets de 100 000 GNF pourrait renforcer la substitution monétaire. Les acteurs économiques préféreraient encore plus les devises étrangères pour les transactions importantes, affaiblissant la souveraineté monétaire que la BCRG souhaite préserver.
Sur le plan microéconomique
Exclusion financière : Les populations modestes, qui vivent au quotidien avec des billets de 1 000 ou 5 000 GNF, seraient pénalisées. Les grosses coupures compliqueraient les petites transactions et accentueraient la fracture sociale entre ceux qui manipulent les grosses sommes et ceux qui vivent de l’économie informelle.
Facilitation de l’économie informelle : Les billets de forte valeur facilitent le transport de grosses sommes en cash, augmentant les risques de blanchiment, corruption et criminalité. Dans un pays où la traçabilité financière est déjà un défi, cela renforcerait l’opacité.
Perception négative : Pour les ménages, un billet de 100 000 GNF serait perçu comme une preuve de perte de valeur du franc guinéen. Cette perception fragiliserait la confiance dans la monnaie nationale et encouragerait la thésaurisation ou l’usage des devises étrangères.
Conclusion
L’argument du gouverneur Karamo Kaba, fondé sur la croissance du PIB et la démographie, apparaît insuffisant. L’introduction de billets de 50 000 et 100 000 GNF serait moins un signe de modernisation qu’un aveu implicite de faiblesse monétaire. Sur le plan macroéconomique, elle risque d’alimenter les anticipations inflationnistes et la dollarisation. Sur le plan microéconomique, elle accentuerait l’exclusion financière et la perception négative du franc guinéen.
En définitive, la Guinée gagnerait davantage à renforcer la stabilité de sa monnaie et la confiance des citoyens, plutôt qu’à multiplier les coupures de forte valeur.
C’est très bon, moi je soutiens cette idée
Bande d’incapables vous avez été prévu dès le départ mais vous vous êtes entêté maintenant il faut faire des billets de 50.000 ou 100.000 mais ne mentez pas soit disant que le PIB a qua triple dite plutôt la vérité l’inflation tue la monnaie guinéenne et que vous êtes incapable de résoudre le problème point barre. Allez y pour les plus gros billets bonne chance et bonjour l’inflation