La Banque mondiale accompagne la Guinée pour un secteur de l’énergie plus inclusif, équitable et performant
Le ministère de l’énergie, soutenu par la Banque mondiale, a franchi une étape décisive avec l’ouverture de l’atelier de validation de son Plan d’action genre. En présence du secrétaire général et de la cheffe de cabinet, cet outil stratégique a été présenté comme le levier indispensable pour briser le plafond de verre dans un secteur où les hommes occupent encore 80 % des postes, tout en garantissant que l’accès à l’électricité devienne un véritable moteur d’émancipation pour les femmes guinéennes.
L’ouverture de cet atelier de validation marque, selon Nancy Vaba Guilavogui, cheffe du service genre et équité du ministère de l’énergie, une étape historique pour la construction d’un secteur plus inclusif et responsable.
Elle a tenu à souhaiter la bienvenue à cette rencontre consacrée à un document qui doit, selon elle, transformer durablement le paysage énergétique national en le rendant plus équitable.
Cette ambition est partagée par les partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels le Groupe de la Banque mondiale. Issa Diaw, Représentant pays de l’institution en Guinée, a d’ailleurs salué la mobilisation générale autour d’un enjeu central pour le développement inclusif du pays.
Pour Issa Diaw, le secteur de l’énergie en Guinée traverse une phase d’accélération déterminante. Il a rappelé que l’intégration du genre constitue une dimension stratégique, notamment à travers le programme Simandou, qui doit renforcer la sécurité énergétique et la compétitivité industrielle du pays.
‘’En cohérence avec cette vision, le M300, le compact préparé par le gouvernement, vise l’accès universel à l’électricité vers 2030, ce qui est un objectif ambitieux, mais réalisable’’, a-t-il affirmé.
Cependant, il a souligné un contraste frappant. Alors que l’on parle souvent de mégawatts et de défis financiers, le secteur reste à 80 % masculin.
‘’Derrière chaque kWh, il y a des vies, des ménages, des entreprises, des écoles. Il y a surtout des hommes et des femmes qui ne bénéficient pas aujourd’hui des mêmes opportunités’’, a-t-il déploré, rappelant que les coupures et le manque d’accès pèsent plus lourdement sur les femmes.
Le Représentant pays a insisté sur le fait que ce plan d’action ne doit pas être un simple document de principe, mais un ‘’outil opérationnel’’ pour lever les barrières freinant la participation des femmes en tant que professionnelles, entrepreneures et consommatrices.
Il a décliné trois priorités pour la Banque mondiale : l’accès effectif en milieu rural pour renforcer les moyens de subsistance des femmes, la promotion des carrières féminines dans les métiers techniques et de management, et enfin la gouvernance.
‘’Encourager les femmes dans les instances de pilotage, les conseils d’administration, les structures de direction et de régulation, c’est aussi important’’, a-t-il martelé, avant de conclure sur la nécessité d’un suivi transparent et de résultats concrets pour transformer durablement le quotidien des foyers guinéens.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’énergie, Moussa Koulibaly, accompagné de la cheffe de cabinet Fatoumata Binta Baldé, a réaffirmé la ferme volonté des plus hautes autorités de promouvoir l’égalité des chances.
‘’La tenue de cet atelier témoigne de la ferme volonté des plus hautes autorités de promouvoir l’équité, l’égalité des chances et l’inclusion du genre dans les politiques, programmes et actions du ministère’’, a-t-il déclaré.
Il a souligné que cette démarche s’inscrit dans la vision d’une gouvernance responsable prônée par le président de la République Mamadi Doumbouya, visant un développement durable et bénéfique pour tous.
Moussa Koulibaly a précisé que son ministère a reçu une mission claire de conception et de mise en œuvre de la politique énergétique, où le service genre et équité est spécifiquement chargé d’infuser ces dimensions dans toutes les activités du département.
‘’Le plan d’action genre que nous nous apprêtons à valider est le fruit d’un processus participatif, rigoureux et inclusif. Il constitue un outil stratégique essentiel pour intégrer de manière transversale et responsable la dimension genre dans nos interventions’’, a-t-il ajouté.
Invitant les participants à des discussions franches et constructives, le secrétaire général a souligné que la validation de ce document de ‘’grande importance scientifique’’ marquera une étape décisive vers la consolidation de l’impact social du ministère et le renforcement de sa performance globale.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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