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La coterie sékoutouréenne en remet une couche ! (Par Benn Pepito)

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[dropcap]A[/dropcap]fakoudou ! Les ultras de la révolution sékoutouréenne échauffent les oreilles. Le dimanche dernier, ils sont allés aux cases de Bellevue fêter la restitution des lieux à l’Egérie du chef suprême de la révolution et commérer à l’occasion sur Sékou Touré, le premier tyran du bled.

Foniké Menguè, qui manœuvre ce truc clanique qu’est le mouvement national des Sékoutouristes, ne se borne pas à héroïser leur idole. L’olibrius pousse l’outrecuidance jusqu’aseptiser l’idolâtrie du sanguinaire Sékou Touré.

Lisez les dires antédiluviens de cet activiste, de ce manœuvrier politique : « Le président Ahmed Sékou Touré est né le 9 janvier 1922. Nous avons décidé de célébrer chaque 9 janvier l’homme du 28 septembre, celui que l’écrivain Aimé Césaire appelait l’homme africain décisif. Nous le célébrons pour tout ce qu’il a fait pour la Guinée et les Guinéens. Il ne faut pas que certains pensent que quand on célèbre Sékou Touré, c’est contre eux. Quand on parle de Sékou Touré, c’est pour tout le monde (…). Le problème de la Guinée, ce n’est pas un groupe contre un autre. Le problème, c’est la France. »

Tonnerre de Zeus ! Les oreilles se fanent en entendant cette carabistouille…En te tirant les cartes, Foniké Menguè, l’on te voit s’aventurer sur un terrain bien glissant : embrigader les étourdis et faire refluer la Guinée dans les eaux usées, fétides et mortifères de la révolution. Tu défies fâcheusement les ennemis de ton gourou en combat d’idées.

Ce serait inélégant de se calter ; on va alors jouer le jeu pour te faire plaisir. Il conte que la Guinée de 1958 avait soulevé beaucoup d’espoir en Afrique et dans la diaspora. Et effectivement, le Martiniquais et poète Aimé Césaire s’était précipité à Conakry aussitôt après l’indépendance de la Guinée pour apporter son soutien à Sékou Touré. Mais le père de la négritude s’était vite ressaisi en flairant la dérive de ce nouveau pouvoir à Conakry aux allures absolutistes. Aimé Césaire avait ainsi imprimé ses distances vis-à-vis de ce nouveau pouvoir nègre dont le reflet translucide dans « La tragédie du roi Christophe ».

Il faut vraiment être un ignorant de cet aspect pour laisser entendre que le père de la négritude, chantre de la liberté et de la justice, était un soutien inconditionnel de Sékou Touré. C’est pourquoi, l’on n’a l’obligation morale de répliquer pour ne pas que des intrigants de tous bords entortillent voire vampirisent à nouveau certains petits esprits en Guinée.

Sékou Touré était un affabulateur, un manipulateur, un mystificateur, un tombeur de femmes et un grand abatteur de bois. Hé ! On ne va pas se voiler la face et permettre à ses affidés de continuer à entretenir le mensonge politique : la fornication, l’adultère, la débauche, l’inquisition, les arrestations arbitraires, la barbarie, les abus de pouvoir, le clanisme, l’ethnocentrisme, l’obscurantisme, les exécutions sommaires, les exactions, le mouchardage, les fausses accusations étaient le substrat de la révolution sékoutouréenne.

Sékou Touré était sanguinaire. Il a fait trucider des milliers de Guinéens. Il a endeuillé des milliers de familles en Guinée et beaucoup de familles à l’étranger. Il a traumatisé des millions de Guinéens et beaucoup d’étrangers.

Dans sa haine contre les Peuls, il avait su braquer les Malinkés contre les Peuls ; mais n’avait pas pu dresser les Soussous et les Forestiers contre les Peuls. Par conséquent, on ne peut l’héroïser aux yeux des familles de ceux qu’il a exterminés. Autrement dit quand Foniké Menguè chante Sékou Touré c’est pour chatouiller les oreilles des passéistes, des nostalgiques de la révolution. Parce qu’effectivement, la coterie et les dignitaires et leurs familles se délectaient de la révolution.

On objecte ce raisonnement à Foniké Menguè parce que c’est de l’enfumage : « Quand on parle de Sékou Touré, c’est pour tout le monde (…). Le problème de la Guinée, ce n’est pas un groupe contre un autre. Le problème, c’est la France. »

Foniké, tu enfumes !… Quand on sublimise Sékou Touré qui avait « l’unique passion d’être supérieur », en empruntant ici l’expression à Zola, quand on prie pour le repos de son âme, c’est moquer les familles des victimes de sa révolution loufoque et sanguinaire. Le problème de la Guinée, c’est effectivement le groupe des sectateurs de Sékou Touré contre les familles de ses victimes qui attendent depuis justice. C’est une fuite en avant que d’accuser continûment et obstinément la France d’être à l’origine de cette dichotomie.

Raspoutine Makanéra Kaké, mine chafouine et qui n’a pas deux sous de jugeote, prend la parole à la villa Syli, ce 09 janvier 2022, et tartine sa merde : « Ceux qui disent aujourd’hui que Sékou Touré a tué, ce sont des menteurs, des enfants des apatrides, des traitres. J’ai entendu des gens dire qu’au temps de Sékou Touré, il y a eu 50 000 morts. Je les défie de me présenter même 700 personnes, ils n’en trouveront pas. »

Pouah ! Tu es libre d’être à la dévotion de Sékou Touré. Mais, toi qui voles bas, tu n’as pas le droit de déconsidérer, de souiller la mémoire de nos parents que Sékou Touré a tués. C’est toi qui es fils d’apatride, de cafteur, de sycophante, de calomniateur. Et l’écrivain russe, Fiodor Sologoub, de te dire que : « Le mouchardage, la calomnie sont les armes de gens de basse extraction, n’ayant pas été élevés dans les bonnes traditions de la noblesse. »

Peut-être que tu l’ignores mais ton géniteur le sait : notre arbre généalogique s’enracine dans les profondeurs de la Haute Guinée, de la Moyenne Guinée, de la Basse Guinée, de la Guinée Forestière. Tu défies qu’on te cite 700 personnes massacrées par Sékou Touré ; et songeant à mal, tu t’embourbes sur l’heure dans le négationnisme : « Aujourd’hui, on nous dit que Sékou Touré a tué, je vous dis que c’est faux. »

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Et abruptement, tu embrayes avec un esprit émoussé et cynique : « Quand il y a eu l’agression du 22 novembre, quand on a mis la main sur les traîtres, les mercenaires, les renégats, qu’est-ce qu’on a fait ? On a organisé des débats dans tous les quartiers. Chacun s’est exprimé sur le sort à réserver aux mercenaires et aux traîtres. Les Guinéens, comme un seul homme, ont décidé qu’on leur inflige une sanction exemplaire. C’est-à-dire, la peine capitale. Si on exécute ces mercenaires, ces traîtres, ces agents de la cinquième colonne, est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que c’est Sékou Touré qui les a exécutés ? C’est toute la Guinée qui a décidé de les exécuter pour sauver notre indépendance nationale, pour sauver l’indépendance de l’Afrique, pour sauver le droit des opprimés. »

C’est en substance l’argument démoniaque que Sékou Touré avait brodé, en conférence de presse à l’intention d’un groupe de journalistes français, ce dimanche 26 novembre 1978 à Conakry : « Telli Diallo a été condamné, donc il ne relève plus de mon domaine. Tous ceux qui sont condamnés à mort sont morts. » Et il enchaînait avec véhémence : « Qu’en a-t-il été des traîtres en France, aux Etats-Unis, en Allemagne ? Ceux qui se dépensent en énergie pour parler des traîtres guinéens indiquent bien qu’ils les avaient corrompus. Ces traîtres étaient à leur service, le peuple guinéen est majeur pour analyser les faits et savoir ce qui était caché. »

Sékou Touré se servait ainsi de l’affaire des traîtres en France, aux Etats-Unis, en Allemagne comme un exutoire pour se départir de cette image d’homme cruel qui lui collait à la peau. Ce despote captieux avait en vérité l’esprit de travers. Et alléguer aujourd’hui qu’il était étranger à la mort de Diallo Telli, de Barry Diawadou, étranger à toute cette barbarie dans le pays ne peut prospérer. Du reste il revendique sans

ambages la paternité de toutes ces exterminations. Il a été le boucher, l’ange exterminateur d’un nombre incommensurable de Guinéens et d’étrangers avec sa révolution loufoque.

Et aujourd’hui, Raspoutine Makanéra, une fripouille chez qui est très développé l’esprit de lucre, fait siennes des idées cruelles de Sékou Touré. Il est aux gages de Satan, et agit sans état d’âme. Et il ment effrontément quand il dit que c’est toute la Guinée qui avait décidé d’exécuter ces personnes. Mais c’est sûr que son padré, chaque membre de sa famille et lui-même assoiffés de sang humain, s’étaient exprimés à l’époque « sur le sort à réserver aux mercenaires et aux traîtres ».

Certains adeptes de Sékou Touré demandent à la France de déclassifier le dossier du 22 novembre qui à leurs yeux justifiait la tyrannie de leur gourou. Ça ne révélera pas plus que les faits !

Le Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) de Amílcar Cabral, qui avait besoin d’armes et d’argent dans sa guerre d’indépendance contre le Portugal, pays colonisateur, parvient dans le maquis en Guinée-Bissau à prendre en otage le fils d’un richissime portugais. La Guinée de Sékou Touré étant la base arrière de Amílcar Cabral, mal lui en a pris d’amener son prisonnier à Conakry. Ensuite Amílcar Cabral négocie et trouve un terrain d’entente avec le Portugal pour la libération du fils du richissime portugais.

Sékou Touré monte sur ses grands chevaux, désavoue Amílcar Cabral et lui dit criardement que ce jeune portugais cesse d’être un prisonnier du PAIGC du moment qu’il est sur le territoire guinéen et que par conséquent c’est à la Guinée de décider de son sort. Sur ce, le forban de la révolution fait transférer le jeune prisonnier portugais à l’intérieur du pays, à Mamou qui se situe à 245 km de Conakry. La brouille entre Sékou Touré et son hôte est partie de là.

L’affaire se corse : le richissime homme portugais, décidé à faire libérer son fils, finance une attaque contre Conakry. Les espions à la solde de Sékou Touré le tuyautent sur l’imminence de l’attaque. Et à quarante huit heures du jour j, le Stratège de la révolution guinéenne fait ramener le jeune prisonnier à Conakry. L’attaque se produit ; et en deux temps trois mouvements le jeune prisonnier est libéré et embarqué dans un bateau qui appareille aussitôt. Ils laissent sur le carreau des centaines d’innocents guinéens tués. Les mercenaires, qui n’ont pas réussi leur retrait, sont faits prisonniers.

Ismaël Touré, le demi-frère cadet du tyran, invite les populations guinéennes à se délecter publiquement du sort réservé aux prisonniers ; et il balance sur la voix de la révolution ces dires publiés dans les archives du journal, Le monde, le 26 janvier 1971 à 00h 00 :

« Ceux qui voulaient tuer seront tués… vous avez l’ennemi entre les mains, écrasez-le !… » Sur ce, les mercenaires, condamnés à mort dans des procès expéditifs, sont égorgés, décapités, écartelés, démembrés.

Comme vous-vous en doutez sûrement, le sort de Amílcar Cabral était aussi scellé ! En effet depuis leur brouille, Sékou Touré avait cessé de le voir.

Ainsi le Stratège de la révolution guinéenne passe à une vitesse supérieure au lendemain du 22 novembre 1970. Une aubaine : il se débarrasse de tous ceux qu’il ne peut plus voir en peinture dans le pays.

Le 25 janvier 1971, Il se sert du pont Fidel Castro comme un gibet pour faire pendre quatre hauts fonctionnaires guinéens : Ousmane Baldé, Barry Ibrahima dit Barry III, Moriba Magassouba et Kara Soufiana Keïta.

D’autres Guinéens sont trucidés le même jour à l’intérieur du pays. La furie de tuer est sans limite chez Sékou Touré, habité par l’instinct des tueurs en série qui ne s’arrêtent pas.

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Le 20 janvier 1973, Amílcar Cabral est assassiné à Conakry. Le Portugal est vite accusé d’être le commanditaire. Cet assassinat dans Conakry, qui était une forteresse inexpugnable, ne profitait nullement au Portugal. En vérité, c’est Sékou Touré qui avait fait assassiner son hôte bissau-guinéen pour le réduire au silence.

La déclassification de ce dossier par la France n’en dira pas plus que les faits historiques.

Mais les supporteurs de Sékou Touré n’en démordent pas. Ouzin Zinzin Kaba du parti des démocrates pour l’espoir (PADES) désespère tous ceux qui croyaient percevoir en lui un brin de lucidité. Présent à l’occasion à la Villa Syli, il se fend de ce propos dithyrambique : « Je suis venu ici pour rendre tout naturellement hommage au père de l’indépendance de la Guinée, le président Ahmed Sékou Touré. C’est un honneur et un privilège pour moi de demander grâce à Dieu pour le repos de son âme. »

Mais sapristi tu fais fi de tous ces crimes et assassinats qui sont reprochés à ce pharisaïque pour demander grâce à Dieu pour le repos de son âme. Si Dieu exauce ta prière, dans ce cas, il n’y aura personne en enfer. Dieu menace les fornicateurs, les criminels et les assassins d’une punition sévère. Il avertit que chacun sera rétribué en fonction de ses faits et actes. Il n’autorise à personne de massacrer son prochain à cause d’un différent religieux, politique ou philosophique. Et toute vie est achevée. Alors pourquoi Amadou Sékou Touré avait fait fusiller, publiquement à Mamou en 1984,   Mamadou Lamarana Bah, Amadou Oury Diallo, Hassane Bobo Bah dit Bobo Banga, et Mamadou Baïlo Bah (47 ans), muezzin et handicapé ?

A cause d’un contrôle de carte d’identité qui avait dégénéré suite à un soulèvement de la population de Mamou contre les extorsions et les violences des policiers ripoux, Sékou Touré avait-il le droit de donner l’ordre à l’armée guinéenne de quadriller la ville de Mamou et de tirer sur les populations en inférant que c’est une insurrection contre son pouvoir ? Bilan : trois personnes restent sur le carreau.

Cela ragoûte et réveille le goût de tuer chez le tyran qui fait fusiller, au terrain de football de la ville de Mamou, ce mercredi 21 mars 1984, Mamadou Lamarana Bah, Amadou Oury Diallo, Hassane Bobo Bah dit Bobo Banga, et Mamadou Baïlo Bah qui, avant d’être réduit au silence éternel par le peloton d’exécution, prie Dieu qu’ils soient les dernières victimes de Sékou Touré.

Et le 26 mars 1984, Sékou Touré, qui n’a eu cesse de pourfendre l’impérialisme occidental et l’impérialisme américain, va crever dans un hôpital à Cleveland, aux Etats-Unis. Et aujourd’hui, on prie pour le repos de l’âme d’un tueur de masse qui ne croyait pas en l’au-delà, et qui, sa vie durant, se vautrait dans l’incroyance, l’adultère, la malfaisance. Sékou Touré est damné à jamais.

Ouzin Zinzin se drape d’humanitairerie et veut bien admettre : « Il y a eu des victimes, nous les regrettons, nous les comprenons, mais ces victimes n’étaient pas ethniques. Puisque ceux qui sont spécialistes savent très bien qu’il y a eu autant de victimes sinon plus malinkés que peuls. »

Voyez-vous ! Ouzin Zinzin Kaba et la coterie continuent à se faire l’avocat du diable ; et à toute occasion ils en remettent une couche. Le fait que Sékou Touré soit accusé de génocide peul incommode Ouzin Zinzin Kaba. Ce n’est pas l’individu en tant que vicaire représentant de Dieu sur terre qui l’importe en Guinée. C’est qui est Malinké, qui est Peul parmi les victimes de Sékou Touré ! Cela l’apaiserait qu’on lui mette sous le nez des chiffres qui donnent plus de tués parmi les Malinkés que de tués parmi les Peuls pendant la révolution sékoutouréenne. Comme si les autres victimes de Sékou Touré dans l’ethnie Soussou, et chez les Forestiers ne comptent pas dans son esprit !…

Voyez-vous ! Ce serait dangereux pour les Guinéens que ce politicard catalogué parmi les ethnocentriques les plus obtus du pays, qui fait le polichinelle pour prendre la tête du collectif des partis politiques (CPP), accède un jour à la magistrature suprême. Il fera pire que tous ceux l’on a connu jusque-là.

Elèves, étudiants, jeunes guinéens ! C’est pour vous protéger des idées nocives du communisme, de la révolution que l’on met flamberge au vent. N’ajoutez foi à rien de ce que ces politicards passéistes, ces olibrius, ces daims, tous ces activistes à l’esprit obtus dans les mouvements associatifs racontent. Ils ont des œillères et sont intellectuellement bornés. Ils voudraient vous plonger et vous maintenir dans l’obscurantisme du communisme, de la révolution, dans l’ignorance, dans l’ethnocentrisme, dans l’ostracisme, dans le passéisme. Ne les écoutez pas !

L’on se bat pour qu’il y ait plus d’instruction de qualité dans le bled, plus de lumière et plus de raison. En effet c’est par l’instruction, le savoir que l’on nivellera la société guinéenne et feront disparaître les individualités et leurs corollaires. C’est ce qui importe au lieu de vous abreuver de conneries communistes et révolutionnaires, de vous pomper d’orgueil et de fierté nationale mal placés. C’est ce dont le pays a vraiment besoin, aujourd’hui.

Il est manifeste que : « Nous n’avons eu que des idiots au pouvoir depuis l’indépendance. Des idiots dans le sens vrai du terme. Des gens sans esprit, sans cœur, sans morale, sans vision. Ils ont fait de ce beau pays cette ordure d’aujourd’hui. »

Comme le déclare Tierno Monenembo qui lâche ainsi la bonde à sa colère, au micro de RFI, sur l’état de décadence et de délabrement de la pétaudière qu’est la Guinée où on n’en mène pas large avec les nouveaux hommes forts au pouvoir.

Benn Pepito

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