La Cour suprême au président Mamadi Doumbouya : ‘’la Constitution de 2025 n’est pas un simple document juridique’’
Le président Mamadi Doumbouya a juré de respecter et de faire respecter scrupuleusement la Constitution, les lois, les règlements et les décisions de justice ; d’exercer loyalement et dignement ses fonctions dans l’intérêt supérieur de la Nation ; de ne jamais recourir aux pouvoirs qui lui sont dévolus à des fins personnelles ; de préserver en tout lieu et en toutes circonstances la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale ; de défendre les institutions de la République, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale.
Le président de la Cour suprême lui a rappelé que la Constitution de 2025 n’est pas un simple document juridique.
‘’Ce jour est l’un de ces moments fondateurs. Il marque non seulement l’aboutissement des processus électoraux, mais surtout la consécration de notre nouvelle architecture institutionnelle, telle que voulue par le peuple souverain de Guinée à travers l’adoption de la Constitution du 26 septembre 2025’’, a déclaré le magistrat Fodé Bangoura.
En cette audience solennelle, il a assuré que ‘’la Cour suprême, gardienne de la loi fondamentale et régulatrice du fonctionnement des pouvoirs publics, siège aujourd’hui, non pour juger, mais pour attester. Elle siège pour sceller le pacte sacré entre un homme et son peuple sous le regard vigilant de la loi’’.
‘’Monsieur le président élu, par arrêt N°001, en date du 4 janvier 2026, la Cour a proclamé votre élection à la magistrature suprême de notre pays. Ce verdict des urnes, expression libre et démocratique de la volonté générale, vous confère une légitimité incontestable’’, a-t-il dit.
Cependant, le juge Bangoura a souligné que ‘’la légitimité électorale, si elle est une condition nécessaire, n’est pas une fin en soi. Elle est le prélude à une responsabilité écrasante, celle d’incarner l’État, d’assurer sa continuité et de garantir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire. La Constitution de 2025 n’est pas un simple document juridique. Elle est la boussole de notre vivre-ensemble. Elle a été forgée dans la résilience de notre peuple et porte l’espérance d’une République refondée, vertueuse et juste. Cette loi fondamentale institue un équilibre des pouvoirs que vous aurez le devoir impérieux de respecter. En tant que clé de voûte des institutions, il vous appartiendra de veiller à ce que l’exécutif, le législatif et le judiciaire concourent, chacun dans sa sphère, à l’idéal commun sans jamais empiéter sur les prérogatives des autres’’.
‘’Monsieur le président, la justice, au nom de laquelle je m’exprime, sera votre alliée tant que le droit sera votre guide. Une justice forte et indépendante est le pilier de la paix sociale et la garantie de la sécurité des investissements nécessaires à notre développement économique. Nous attendons de vous que vous soyez le premier garant de cette indépendance, non par la protection des juges, mais par la soumission de l’État lui-même à la règle de droit. Le serment est un engagement d’honneur devant la nation et devant l’histoire. Il vous lie juridiquement et moralement. Vous devenez le président de tous les guinéens, le protecteur du faible, le garant de l’unité nationale et le serviteur de l’intérêt général’’, a-t-il conclu.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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