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La France et la Guinée renforcent leur coopération judiciaire : ‘’les terroristes ont des objectifs que ça soit en Afrique ou en Europe’’

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Dans le cadre de la coopération, le ministre de la justice et de droits de l’homme a reçu ce lundi le Bureau d’entraide pénale internationale du ministère français de la justice. Au cours des échanges, il a été question d’élargir les compétences géographiques des magistrats dans le cadre de la procédure judiciaire.

Entraide pénale internationale

‘’C’est une rencontre qui a pour objectif de permettre aux Etats qui sont un peu victimes de leur souveraineté, de leurs frontières, parce que les criminels ne connaissent pas les frontières. Les criminels n’ont pas de frontières, ils sont capables de se passer de flux monétaires alors que nous, hommes de la justice, nous sommes dans la limite de nos compétences géographiques. Dominer la frontière, c’est communiquer, d’avoir de l’entraide judiciaire en matière pénale, c’est communiquer avec les autres magistrats des autres pays. Il y a des conventions et procédures pour ça. L’objectif du projet, c’est de faciliter cette entraide pénale entre les pays de l’Afrique de l’Ouest et tout pays qui a besoin d’entraide pénale. Ça concerne l’exécution des demandes qui vont être adressées au pays du nord dont la France, l’Espagne, l’Allemagne (…). La frontière n’est pas un obstacle pour les criminels. Il ne faut plus qu’elle le soit ou de moins en moins pour les magistrats’’, indique Loïc Guérin, responsable BEPI/Expertise France.

Il souhaite que ‘’les magistrats se parlent. Qu’ils soient capables de communiquer et que l’impunité dont bénéficient les criminels diminue au fur et à mesure que l’efficacité de la collaboration des magistrats avec leurs voisins s’améliore’’.

De la nécessité de renforcer la coopération

‘’Il faut noter que l’entraide pénale internationale est un moyen de lutte contre la criminalité transnationale. Les criminels s’en foutent de la notion des frontières. Ils ne connaissent pas la frontière. La commission des crimes se fait partout. Les terroristes ont des points visés. Ils ne cherchent pas que ce soit en Afrique, en Europe ou ailleurs, ils ont des objectifs. Alors, les magistrats ne doivent être butés aux difficultés de frontières. Ils doivent se parler et travailler ensemble. Ils doivent échanger. C’est dans ce cadre que les commissions rogatoires, en termes d’entraide judiciaire, adressées aux différents pays, doivent connaitre un traitement diligent. Et le système mis en place va également qualifier ce traitement des demandes internationales’’, explique Yaya Kairaba Kaba.

En Guinée, souligne le garde des sceaux, au sein du département de la justice, ‘’nous avons  la direction nationale des affaires criminelles et de grâces qui est la structure en charge de l’entraide judiciaire internationale. Il y a également un point focal’’.

Le ministre Kaba soutient que ‘’c’est toujours bon de se parler, de revoir les conventions, de créer de nouvelles conventions, d’améliorer le travail fait et un regard dans le rétroviseur pour pouvoir se projeter dans l’avenir’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

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