[dropcap]D[/dropcap]ans un contexte marqué par une diminution de la croissance économique en 2015 suite à la propagation du virus Ebola qui a engendré des pertes allant jusqu’à 2,3 points du PIB et l’aggravation du solde budgétaire, la Guinée espère une reprise de la croissance en 2016.
Cette reprise devrait être boostée par l’impulsion des secteurs industriel, minier et tertiaire. En effet, le démarrage du barrage de Kaleta dans le secteur industriel, les investissements réalisés dans le cadre du projet Simandou et l’entrée en production de la mine de bauxite du Chinois HONGQIAO Group dans le secteur minier, la reprise du commerce transfrontalier dans le secteur tertiaire, conjugués avec une hausse des salaires devraient stimuler la croissance en 2016.
Du côté budgétaire, le solde budgétaire devrait se réduire à condition de diminuer les subventions liées au carburant et de mener une politique fiscale rigoureuse et efficace. D’ailleurs, le gouvernement et les organisations syndicales sont en ce moment même en train de mener des négociations au sujet du prix du carburant.
La position adoptée par le gouvernement semble être l’application d’une augmentation du prix du carburant à la pompe. Cette mesure trouve sa justification dans la baisse du cours des minerais et le risque d’exportation clandestine du carburant vers les pays limitrophes. Concomitamment, nous constatons une hausse de la TVA qui est désormais fixée à 20%.
L’augmentation du prix du carburant engendrera une augmentation des prix des biens sur le marché ce qui obérera le budget des ménages.
Parallèlement, la hausse de la TVA à 20%, entrainera à son tour, une hausse des prix à la consommation et une diminution du pouvoir d’achat des ménages. Même, si cette idée n’est pas forcément valable dans les pays industrialisés où les prix sont fixés par confrontation de l’offre et de la demande, par conséquent dans ces pays les producteurs n’augmentent pas les prix de vente proportionnellement au montant de l’augmentation de la TVA, donc seul le profit baissera à court terme. Mais dans ce cas aussi, la réduction du profit des entreprises engendrera la réduction des emplois ce qui impactera la consommation des ménages.
Dès lors, il s’en dégage la question de la nécessité de la hausse de la TVA à 20% dans le contexte actuel en Guinée.
Ne serait-il pas préférable, de fixer la TVA à 18%, de mobiliser plus d’effort au niveau de la réforme de la fonction publique, et de réduire en même temps les dépenses de l’Etat ?
LEROY François
Banque de France/Direction des Entreprises


A Conakry même pour aller à un baptême un ministre peut mettre en branle tout l’arsenal symbolisant le pouvoir public( motards, sirènes, protocole d’État, goumiers, garde de corps voitures officielles de fonction avec service d’accompagnement politique…). Tout cela a des coûts, et …des coûts énormes s’il vous plait.
Cette année sera très difficile, ont prédis les experts du FMI et les observateurs politiques.
Je pense que le gouvernement devrait commencer par mettre de l’ordre dans les dépenses publiques s’il veut convaincre les donateurs internationaux. Koro Alpha va passer l’année a voyager pour chercher des sous ou en dépenser…
Pauvre pays.
Dans un contexte marqué par une diminution de la croissance économique en 2015 suite à la propagation du virus Ebola qui a engendré des pertes allant jusqu’à 2,3 points du PIB et l’aggravation du solde budgétaire, la Guinée espère une reprise de la croissance en 2016.Hors le gouvernement compte à place de réduire les taxes pour encourager les investissements, augment les taxes comme si la guinée est le seul pays au monde ou il y a possibilité d’investir!