La ministre Diaka Sidibé veut un système de formation de qualité : ‘’Nous n’avons pas le droit de rater ce rendez-vous’’
En présidant ce lundi 27 avril la cérémonie de lancement des réformes de l’enseignement supérieur, la ministre Diaka Sidibé a appelé à la mise à disposition des ressources humaines et matérielles nécessaires pour favoriser des formations supérieures de qualité en Guinée.
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique appelle ‘’les représentants du monde économique à s’impliquer activement dans les comités consultatifs d’entreprises et les enquêtes régionales sur les besoins métiers’’.
Elle a demandé aux partenaires techniques et financiers d’accompagner ‘’ce chantier de transformation et à envisager des mécanismes de co-financement’’, avant lancer un appel aux enseignants-chercheurs : ‘’Donnez le meilleur de vous-mêmes dans les équipes de travail. Vous portez l’avenir académique de la Guinée entre vos mains’’.
Dévoilant l’ambition des autorités de ‘’former les ingénieurs, les médecins, les économistes, les juristes, les informaticiens dont la Guinée a besoin’’, Dr Diaka Sidibé assure que ‘’nous n’avons pas le droit de rater ce rendez-vous’’.
Pour elle, cette rencontre doit ‘’nous permettre de partager une vision commune, de clarifier les rôles de chacun, et surtout de nous engager concrètement autour d’objectifs précis et mesurables. Au-delà des discours, ce que nous lançons aujourd’hui, c’est une dynamique d’action’’.
‘’Pour la première fois, notre pays disposera d’un mécanisme institutionnel pérenne pour suivre, à 18 mois, le devenir professionnel de nos diplômés, mesurer l’adéquation formation-emploi et orienter nos politiques en fonction de données réelles (…). Les chiffres parlent d’eux-mêmes : il est prévu que le projet Simandou crée plus de quarante-cinq mille emplois directs et indirects à l’horizon 2030. Notre taux de croissance réel du PIB est estimé à 7,2 % en 2025 selon le FMI. Cette dynamique économique exceptionnelle est une chance historique. Mais elle ne profitera pleinement aux Guinéens que si notre système universitaire produit les compétences dont l’économie a besoin’, souligne-t-elle.
Or, selon Dr Diaka Sidibé, ‘’la réalité actuelle est préoccupante. Nos 48 institutions d’enseignement supérieur produisent plus de 15 000 diplômés par an. Mais le taux d’insertion professionnelle à 12 mois n’est que de 30,96 %. Cette inadéquation structurelle entre ce que nos universités produisent et ce que notre économie demande est inacceptable. C’est précisément cette fracture que MPS-30 et MPS-32 ont vocation à combler. Le projet de révision des contenus pédagogiques et leur alignement aux besoins identifiés du marché du travail (MPS-32) est une réforme curriculaire sans précédent en République de Guinée. Il vise à réformer en profondeur les contenus pédagogiques afin de les aligner concrètement avec les besoins du marché du travail. Il s’agit non seulement de consolider les acquis, mais aussi d’étendre la réforme à toutes les institutions, y compris privées, et de développer des formations tournées vers les métiers de demain’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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