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La société civile élabore des stratégies pour impulser les accords du 3 juillet

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[dropcap]U[/dropcap]n an jour pour jour après la signature des accords politiques inter guinéen, du 3 juillet 2013, l’ONG Open society initiative for west Africa (Osiwa) et les différentes organisations de la société guinéenne  se sont réunies jeudi 3 juillet 2014 à Conakry, pour élaborer une feuille de route, afin de faciliter la mise en œuvre de cet accord.OSIWA1

L’objectif principal de la rencontre est de familiariser les acteurs de la société civile avec le contenu de l’accord du 3 juillet 2013, mais aussi d’aider les Organisation de la Société Civile (OSC) à bâtir des stratégies pour impulser et faciliter sa mise en œuvre, selon Abdoul Rahmane Diallo, coordinateur d’OSIWA Guinée.

Conscients du rôle majeur que la société civile a à jouer dans le processus de démocratisation d’un pays, le coordinateur estime qu’il est primordial qu’elle maîtrise le contenu de cet accord pour identifier des actions prioritaires.

Après la signature de l’acte en 2013, se souvient-on, toute la communauté internationale a félicité la Guinée ‘’pour l’accomplissement de la transition’’.  Malheureusement, a regretté M. Diallo, ‘’un après sa signature, force est de constater que la mise en place du comité de suivi en charge de l’exécution de l’accord (article 19) a connu un grand retard. En outre, aucun point de l’accord après les législatives conclus entre les parties prenantes n’a été mis en œuvre’’.

Durant une journée, la trentaine de participants s’est penchée autour des thèmes comme, la présentation sur la valeur juridique de l’accord, l’analyse de l’état d’exécution (forces, faiblesses, opportunités, menaces, etc.).

Les OSC ont réfléchi aussi sur les questions liées à l’opérateur technique et à la liste électorale, la réforme de l’administration électorale, la mise sur pied d’un comité de suivi ou de veille permanent.

Dr Dansa Kourouma, secrétaire exécutif des organisations de la société civile s’est réjoui du fait que l’accord du 3 juillet ait épargné le pays une situation de confrontation politique. Il a permis aux acteurs politiques de notre pays de s’accorder sur les conditions optimales d’organiser des élections législatives transparentes dans un climat apaisé.

Même si son application a souffert de beaucoup d’hésitations voir d’incertitudes, fait remarquer le Dr Kourouma, il a eu le mérite de doter notre pays d’un Parlement où les forces politiques les plus influentes du pays se sont  retrouvées pour la première fois.  ‘’Il a aussi permis d’amorcer un cadre de discussion sur les conditions de recrutement, mais aussi les conditions de révision du fichier électoral qui était le goulot d’étranglement du processus de contradiction entre les acteurs politiques’’, constate-t-il.

Mohamed Camara, juriste et professeur d’université a souligné que la première conséquence sociale et politique après la signature de cet accord, est de permettre d’avoir une période selvatique. ‘’Mais ça n’a pas permis de régler les problèmes. Il a seulement permis de reporter les problèmes. C’est pourquoi aujourd’hui, il faut envisager des approches d’anticipation au niveau des acteurs de la société civile de manière à apporter des solutions à ces problèmes’’, a recommandé le juriste.

Lors de ces assises, les participants se sont accordés que l’accord politique de 3 juillet n’est pas un accord juridique, mais il a des conséquences juridiques.

Aliou DIALLO, pour VisionGuinee.Info

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