Le Centre national de surveillance et de police des pêches lance les travaux de sa 7ème session ordinaire du Conseil d’administration
Ce jeudi 15 janvier 2026, le siège du Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP), situé dans la commune de Matam, a accueilli l’ouverture des travaux de la 7ème session ordinaire de son Conseil d’administration. Cette rencontre marque le début d’une année placée sous le signe de la modernisation et de la fermeté contre la pêche illicite.
Cette première session de l’année 2026 a pour objectif principal d’examiner le rapport d’exécution budgétaire de l’exercice 2025, mais aussi de valider le budget et le plan d’actions pour l’année 2026. Dans un contexte national marqué par la transition vers la 5e République, après l’élection du président Mamadi Doumbouya à la tête du pays, le CNSP entend s’affirmer comme un pilier de la souveraineté économique maritime de la Guinée.
Dans son allocution de bienvenue, le directeur général du CNSP a d’abord présenté ses vœux de’’ succès, de paix, de pain et de gain’’ aux administrateurs, avant de partager sa vision visant à hisser les performances du centre au sommet de la réussite, malgré les défis techniques et financiers.
‘’Notre vocation est de mettre en œuvre la politique définie par le gouvernement sous le leadership du président Mamadi Doumbouya. Nous nous engageons à transformer nos défis en succès pour garantir la durabilité de nos ressources halieutiques’’, a déclaré Guillaume Hawing.
Parmi les priorités stratégiques pour 2026, le DG du CNSP a annoncé la modernisation technologique, avec l’introduction de drones de longue portée pour la surveillance aérienne et le renforcement du suivi satellitaire, l’acquisition de vedettes de haute mer, de patrouilleurs modernes et de moyens roulants, ainsi que la formation accrue des inspecteurs et observateurs maritimes. Il a aussi évoqué la mobilisation de la surface avec l’armée de mer et le renforcement du contrôle terrestre dans les ports et débarcadères.
‘’Nous comptons contribuer au mieux possible à l’atteinte de la mission assignée à nos activités, qui est de garantir la durabilité de l’exploitation des ressources halieutiques. Ces efforts permettront d’obtenir davantage de résultats en termes de dissuasion des navires de pêche et d’arraisonnement des navires délinquants et pirates’’, a souligné M. Hawing.
Il a mentionné l’urgence de la situation financière, soulignant que la subvention de 6 milliards GNF en 2025 était insuffisante face aux enjeux d’une zone maritime de 300 km de côte, souvent victime de piratages et de délinquance environnementale. Il a donc sollicité le soutien du Conseil d’administration du CNSP, des départements de tutelle, ainsi que du président de la République Mamadi Doumbouya.
‘’L’aspect financier est extrêmement important pour les EPA, et davantage pour le CNSP, chargé du suivi, du contrôle et de la surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, de plus de 200 navires de pêche, dispersés dans une flotte hétéroclite dans un espace maritime de 300 kilomètres de côte, souvent agité, avec des moyens navigants vétustes, du matériel de sauvetage et de sécurité insuffisants. Cette zone est le théâtre d’une diversité d’activités, dont une bonne partie est tournée vers le piratage et autres délinquances. Ce qui représente un grand risque et un danger réel, nécessitant des efforts financiers considérables’’, a-t-il précisé.
‘’Notre subvention de 6 milliards en 2025 nous a permis de réaliser certaines activités, mais il en reste encore beaucoup à faire. La surveillance exige en effet des moyens financiers conséquents. C’est pourquoi, nous sollicitons l’appui du Conseil d’administration pour l’obtention d’une subvention spéciale nécessaire afin de garantir un meilleur suivi, contrôle et surveillance. Chaque année, nous perdons des millions de dollars à cause de la pêche illégale non déclarée et non réglementée’’, a conclu Guillaume Hawing.
Le président du Conseil d’administration, Abdoulaye Touré, également conseiller juridique du ministre de la Défense, a officiellement ouvert les travaux en appelant à une conscience collective pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), afin d’éviter la perte d’emplois et de ressources alimentaires pour le pays.
Le PCA a insisté sur la nécessité d’une collaboration inter-institutionnelle.‘’La police des pêches doit œuvrer en synergie avec la préfecture maritime, l’armée de mer et la gendarmerie maritime. Des plans de déploiement communs et des patrouilles conjointes seront établis dès cette année pour assurer la sécurité de notre espace maritime’’, a assuré M. Touré.
Outre la répression, il a mis l’accent sur la réhabilitation des infrastructures de surveillance côtière, jugées vétustes, et sur l’amélioration des conditions de travail du personnel.
‘’Nous allons acquérir des moyens pour la navigation, notamment des vedettes. Nous allons également réhabiliter les infrastructures de surveillance côtière. Il n’est un secret pour personne que ces infrastructures sont aujourd’hui très vétustes et ne répondent plus aux besoins de notre service. Nous allons également améliorer les conditions de travail pour l’ensemble du personnel du CNSP. Enfin, la prévention et la répression des infractions liées à la pêche illicite deviendront plus visibles pour l’ensemble des Guinéens. Et surtout, pour le CNSP, une fois que ses capacités seront renforcées, il pourra assurer un service public de qualité en matière de police des pêches’’, a souligné Abdoulaye Touré, avant d’exhorter les inspecteurs à faire preuve de professionnalisme et à rester mobilisés derrière la direction pour obtenir des résultats tangibles.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com

