Le ministre secrétaire général de la présidence de la République accuse des business de la crise d’être à l’origine des violences sur l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa. Le colonel Amara Camara dit savoir de quoi il parle et se réclame la zone.
“Beaucoup ne voudraient pas que nous ayons la paix”, estime le colonel Amara Camara, porte-parole de la présidence de la République qui accuse des “frères à nous qui sont des businessmen de la crise. Moi je suis de l’Axe. Je connais mes frères et sœurs de l’Axe qui, aujourd’hui, font du business de la crise”.
Il assure que “nous avons nos frères et sœurs, certains hors de la Guinée, qui veulent des titres de séjour. Pour justifier cela, il faut donner la mauvaise image à notre pays. Ils envoient 300 euros en Guinée, c’est bon pour mettre 10 à 20 pneus [dans la rue]. Il y d’autres géopolitiques et géostrategiques qui viennent entourer cela”.
Aux dires du colonel Amara Camara, contrairement à ce qui se dit, “la conduite de la transition n’est pas en déphasage avec les engagements. Hier, il y avait une certaine arrogance dans la gestion de l’Etat. Cette arrogance nous a fui aujourd’hui”.
“Nous, on pense qu’on doit rendre compte de notre gestion. C’est pourquoi, nous réfléchissons sur tout ce que nous devons signer et vers où nous devons envoyer l’Etat. Cette notion de redevabilité n’existait pas avant. Beaucoup de contrats ont été signés, on avait l’impression que ce n’était pas l’œuvre des guinéens. L’absence de la peur de rendre compte un jour n’existait pas. Les choses sont mieux gérées aussi”, dit-il aux détracteurs du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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