Le gouvernement ambitionne de mobiliser 40 milliards de dollars pour investir dans l’éducation et la culture
Lors de la présentation de sa politique générale devant le Conseil national de la transition (CNT), Bah Oury a accordé une place centrale aux secteurs de l’éducation et de la culture, considérés comme des piliers essentiels du développement national. Soutenu par la vision du président Mamadi Doumbouya, le chef du gouvernement a décliné les grandes priorités visant à moderniser ces domaines stratégiques.
Dans son intervention, Bah Oury a annoncé que “l’action gouvernementale s’articule autour de 13 mégaprojets et 5 réformes, mobilisant un volume d’investissements de 40 milliards de dollars”, traduisant ainsi l’ambition de l’État de faire de l’éducation et de la culture de véritables leviers de transformation économique et sociale.
Le Premier ministre a précisé que “cette dynamique prévoit notamment l’affectation de 20 % des recettes de la Compagnie du Transguinéen (CTG) et de 5 % des revenus miniers au secteur éducatif, la construction d’universités régionales, le développement des programmes de bourses ainsi que le renforcement du transfert de compétences”.
Il a martelé que “les richesses minières d’un pays ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles se transforment durablement en intelligence, en savoir, en culture et en mobilité sociale”, mettant en avant la nécessité de convertir les richesses du sous-sol en capital humain.
Le chef du gouvernement a salué les avancées déjà enregistrées dans le secteur éducatif. “La bourse des étudiants a été portée de 100 000 à 500 000 GNF, la Politique nationale de recherche et d’innovation a été adoptée, une Agence nationale de financement et de valorisation a été créée, et le taux de publications scientifiques en revues internationales a atteint 94,1 %”, a-t-il rappelé.
Dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, plusieurs actions concrètes ont été engagées. “Des écoles régionales d’arts et métiers ont été ouvertes, des formateurs recrutés et outillés, et la digitalisation des concours et de la gestion des stages a été lancée”, a-t-il ajouté.
Outre les infrastructures et des réformes, le gouvernement entend adapter la formation aux réalités du marché. “La politique publique visera à aligner définitivement la formation sur les besoins réels de l’économie nationale”, a souligné Bah Oury, précisant qu’il faudra former “des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, des entrepreneurs, mais aussi des créateurs, des artistes et des acteurs culturels capables de porter le rayonnement national”.
Le Premier ministre a insisté sur le rôle de la jeunesse dans cette dynamique. “La jeunesse guinéenne devra être préparée non à subir les mutations économiques, mais à les conduire”, a-t-il affirmé, tout en rassurant qu’une attention particulière sera accordée à l’insertion professionnelle à travers l’innovation et le développement des start-ups.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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