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Le journaliste Amadou Diallo charge Dadis : ‘’C’est sa garde présidentielle qui me traquait…’’

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Témoin du massacre du 28 septembre, l’ancien correspondant de la BBC était traqué par les autorités d’alors avant de s’exiler au Sénégal. Ce mardi, devant la barre, Amadou Diallo a laissé entendre qu’il était activement recherché par des éléments de la garde présidentielle du capitaine Moussa Dadis Camara.

‘’J’ai été l’un des premiers journalistes à interviewer le capitaine Dadis. Le président de l’assemblée nationale d’alors, Aboubacar Somparé, le Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré et le chef d’état-major des armées d’alors, le général Diarra Camara ont annoncé tard la nuit la mort du général Lansana Conté. Le mardi matin à 7h30, j’ai entendu une voix que les guinéens ne connaissaient pas qui annoncent à la RTG que l’armée a décidé de s’occuper des affaires du pays, que le gouvernement est dissout, que les institutions sont dissoutes, la constitution suspendue’’, rappelle-t-il.

Il déclare avoir aussitôt constaté ‘’la BBC pour annoncer qu’un coup d’Etat est en marche à Conakry. Le mardi, toute la journée, on ne savait pas qui dirigeait la junte, mais les communiqués étaient lus par le capitaine Dadis. Le mercredi, lorsque tous ceux qui aspiraient à prendre le pouvoir par la force se sont entendus et ont désigné leur commandant en chef qui est le capitaine Dadis et quand avec le général Konaté, ils ont pris des blindés pour descendre dans la rue pour se faire applaudir, j’ai bougé avec eux au camp Alpha Yaya. J’avais mon micro tendu pour vivre ce moment historique’’.

‘’Est-ce que vous pensez que cet homme [Dadis] peut être à l’origine des coups que vous avez été victime ?’’, lui demande Me Jocamey Haba, avocat de l’ancien président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD).

‘’Est-ce qu’à l’époque le capitaine Dadis maitrisait sa garde ? Je sais qu’à l’époque, il y avait de la pagaille. S’il ne maitrisait pas, il devait maitriser sa garde. C’est évident parce que c’était le chef suprême de l’armée. Je ne dis pas que c’est lui qui a commandité la traque. Mais c’est sa garde qui me traquait. Je vous dis avec assurance que sa garde m’a traqué. C’est cette traque qui m’a obligé à m’exiler. Je ne dis pas que c’est le capitaine Dadis’’, assure l’ancien correspondant de la radio BBC en Guinée.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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