Le ministre Benoit Kamano veut ‘’un cadre de régulation moderne, permettant à l’État de veiller au respect des lois sans interférer dans les compétitions politiques’’
Devant le Conseil national de la transition (CNT), lors de l’adoption de la loi organique sur la régularisation des partis politiques, le ministre secrétaire général du gouvernement a annoncé la volonté des autorités de la transition de veiller au bon fonctionnement du secteur.
‘’Il faut s’inscrire dans une logique de processus. C’est un processus qui a commencé il y a plus d’un an. D’abord par l’audit, ensuite l’évaluation, la présentation du rapport d’évaluation. Tout cela a conduit à une analyse approfondie de la situation des partis politiques. La charte des partis politiques a été revue. Les partis politiques étaient présents. Les partis politiques qui étaient dûment installés en République de Guinée ont été reconnus comme tels. Ceux qui ne l’étaient pas ont été invités à se régulariser. Donc, c’est un processus. Cette loi organique, je ne dirais pas que c’est l’aboutissement, mais c’est le bout du processus qui conduit quand même à tirer les leçons de tout ce qui a été vu avant d’arriver à ces propositions’’, indique le ministre secrétaire général du gouvernement.
Pour Tamba Benoit Kamano, ‘’l’objectif est d’organiser la vie politique de notre pays. Les leçons qui ont été tirées ont conduit à organiser cela. Cela veut dire que nous voulons un paysage politique stable, avec des organisations stables, fiables, capables de défendre un projet politique et de le défendre avec tous les guinéens et toutes les guinéennes, et non sur la base d’une territorialité ou d’une appartenance quelconque. Ces critères, certes très exigeants, sont des critères, peut-être éliminatoires, mais ce sont aussi des critères de renforcement des partis politiques qui rempliront ces conditions’’.
Car, assure-t-il, ‘’une démarche de création d’un parti politique ne doit pas répondre à une volonté individuelle. Ce n’est pas une volonté individuelle. C’est une volonté collective, peut-être issue d’une idée individuelle, mais une volonté collective de répondre à une question ou de proposer un projet de société’’.
À l’entendre, ‘’cette loi organique vise à renforcer notre démocratie. Une démocratie vivante qui repose sur un pluralisme politique responsable, transparent et structuré. Or, depuis plusieurs années, notre pays souffre de fragmentation excessive, de manque de régularité et de dérive institutionnelle au sein d’un système partisan’’.
‘’Elle propose une réforme ambitieuse et nécessaire, articulée autour des principes suivants : clarifier les conditions de création des partis politiques pour garantir leur sérieux, leur respectabilité, leur représentativité et leur ancrage national ; renforcer les obligations des partis politiques dans la transparence, notamment en matière de financement, de gouvernance interne et de fonctionnement démocratique’’, explique-t-il.
La réforme vise également à ‘’mettre en place un cadre de régulation moderne, permettant à l’État de veiller au respect des lois sans interférer dans les compétitions politiques. Promouvoir le pluralisme responsable, favorisant la stabilité, la participation citoyenne et la paix sociale. Cette loi n’est pas un texte contre les partis politiques. Donc, c’est un texte pour la démocratie, pour la responsabilité et pour la consolidation de notre espace politique’’, assure M. Kamano.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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