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Le ministre des travaux publics alerte : ‘’On n’a plus de bananes à Conakry, elles sont en train de pourrir sur nos routes’’

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Soutra

Tout en annonçant des travaux dans la capitale Conakry pour fluidifier la circulation, le ministre des infrastructures et des travaux publics veut aménager les routes de l’intérieur du pays afin de faciliter l’acheminement des produits agricoles.

‘’Nous sommes en train de travailler avec d’autres entreprises pour stabiliser les routes en terre pour les rendre au moins durables sur 5 ans et, plus tard, les passer en routes nationales qui vont être bitumées. Pour le moment, on met les ouvrages de franchissement aux normes. Ça permet quand même de fluidifier la circulation entre les villages, entre les préfectures, entre les sous-préfectures. Aujourd’hui, cela touche directement la population qui l’apprécie. Si la population n’est pas touchée, ça veut dire qu’on n’a rien fait. On peut rendre la capitale comme on veut, mais si le bas peuple, l’agriculteur qui est là-bas, qui a son igname, sa patate, qui ne peut pas l’envoyer dans la capitale, ça ne vaut pas grand-chose’’, indique le ministre des travaux publics.

Pour Laye Sékou Camara, en plus de l’emprunt obligataire de 1 500 milliards GNF, ‘’on a le financement classique qui est là avec les bailleurs de fonds. Mais les bailleurs de fonds, pour un montage financier, ça te prend 2 ans, 3 ans. Nous avons le programme Simandou 2040 qui va être un programme qui va nous permettre aussi de soutenir les infrastructures. Ça fait partie du pilier numéro 3 du programme de Simandou. Les taxes minières vont être utilisées pour construire des routes. Donc ça, c’est déjà un grand pas’’.

‘’Cet emprunt obligataire est bon pour nous en tant que ministère des infrastructures et des travaux publics. Ça nous permet d’orienter d’autres financements sur d’autres projets. Peut-être qu’on peut utiliser ça pour nous permettre d’aller sur nos routes régionales pour essayer réellement de rendre nos régions fluides. Parce que si on arrive à désenclaver les régions, la tomate coûtera moins cher à Conakry’’, assure-t-il sur Vox Africa.

‘’Un planteur de Nzérékoré qui fait de la banane fait combien de jours avec ses produits pour être dans la capitale ?’’, s’interroge-t-il, faisant remarquer que ‘’s’il y a des problèmes de pluie, le camion s’enfonce dans la boue et voilà, il ne peut plus arriver. Donc aujourd’hui, on n’a plus de bananes à Conakry, elles sont en train de pourrir sur nos routes. Donc, quand on met un accent sur ces routes, ça va nous permettre de résoudre pas mal de problèmes’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

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