Le ministre Ousmane Gaoual se demande : ‘‘En 1984, quand on a récupéré la Guinée, on avait combien de kilomètres de bitume ?’’
Interpellé sur la sortie médiatique de l’entraîneur Paoulo Duarte sur sa volonté de jouer les matchs à domicile du Syli national sur le sol guinéen, le porte-parole du gouvernement assure que la Guinée a raté le coche de la transformation sportive, il y a 30 ans.
Sur la question, assure le porte-parole du gouvernement, ‘‘il faut prendre cette question sous plusieurs angles. Si on la prend sur le plan purement sportif, ce n’est pas mauvais d’aller jouer sur d’autres pelouses, mais pas toujours. Moi, j’étais un sportif de haut niveau et, régulièrement, on allait aussi chercher de l’oxygène dans des pays en altitude. J’étais souvent en déplacement en Afrique de l’Est, au Kenya notamment, pour aller chercher la hauteur. Quand c’était en France, on allait à près de 800, 1 000 ou 1 200 mètres d’altitude. Donc, sur le plan sportif, c’est bon de sortir, de voir d’autres paysages’’.
Après, souligne Ousmane Gaoual dans l’émission Le Grand Angle de la télévision nationale, ‘‘nous avons un problème structurel dans notre pays. Il y a eu des choix politiques souvent peu concluants quant à la mise en place et au développement des infrastructures sportives. Cela ne date pas de 10 ans. Il y a 30 ans, nous avons raté le coche de la transformation sportive’’.
Selon le ministre Diallo, ‘’au temps du premier régime, il y avait le sport populaire et tout le monde le pratiquait dans les écoles, partout. On arrivait, par agrégation, à sélectionner de bons sportifs. La plupart des joueurs du Hafia venaient des cadres scolaires, des universités, etc. Puis, nous sommes sortis de cela pour faire du sport individuel, par choix, et nous n’avons pas su préserver ce développement du sport à l’école et du sport de masse’’.
En conséquence, estime-t-il, ‘‘nous avons refusé les investissements nécessaires. Maintenant, il faut rattraper cela, et ça demande du temps. Entre-temps, les exigences dans la construction des infrastructures sportives changent chaque année. Le stade Général Lansana Conté de Nongo souffre de cela. À chaque fois qu’on croit avoir rempli le cahier des charges, de nouvelles exigences arrivent pour compliquer, et on est obligés de recommencer. C’est complètement lié à la situation actuelle’’.
‘‘Si vous prenez le stade du 28-Septembre, plusieurs fois il a été repris parce qu’à chaque fois qu’on le livrait, de nouvelles normes de validation arrivaient. Quand on a des problèmes dans un pays, au démarrage, on fait des choix. C’est vrai qu’au moment où le Sénégal construisait ses stades, ces problèmes ne se posaient pas en termes d’électricité, d’infrastructures de base ou de bitume dans beaucoup d’endroits de son territoire. Nous, en 1984, quand on a récupéré ce pays, on avait combien de kilomètres de bitume ?’’, se demande-t-il.
Avant de dire : ‘‘Aujourd’hui, regardez en 5 ans ce qui a été fait pour rattraper les investissements routiers, rien que dans la capitale Conakry. Soit vous prenez cet argent pour faire un stade, soit vous l’utilisez pour répondre à des problèmes tout aussi urgents. C’est une question de choix politique. C’est bien beau de dire qu’on veut des stades, mais l’argent des stades aujourd’hui, c’est l’argent qu’on va prendre à l’école, à l’environnement, à la route, à la santé ou dans d’autres segments, parce que l’enveloppe est limitée et les possibilités aussi. Nous devons en avoir conscience’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Tu dois etre en prison pr coups et blessures contre ce citoyen que t’avais violonte et ds un pays normal ce geste aurait pu salir ton casier judiciaire et t’ecarter pr des bons de la gestion de ce pays car t un barbare.