Cinq ans après son avènement au pouvoir, le président Mamadi Doumbouya a livré un message aux guinéens, ce samedi 5 septembre, évoquant des acquis de sa gouvernance à la tête du pays.
Revenant sur les événements du 5 septembre 2021, le chef de l’État a rendu hommage aux femmes et aux hommes des forces de défense et de sécurité qui avaient, selon lui, pris “le risque absolu” au nom de la République.
“Il y a cinq ans, à l’aube du 5 septembre, des femmes et des hommes de nos forces de défense et de sécurité ont fait le choix du risque absolu. Ils n’ont rien demandé pour eux-mêmes. Ils ont simplement refusé que la République de Guinée continue de s’abîmer”, a-t-il déclaré
Pour Mamadi Doumbouya, la commémoration de cette date ne saurait toutefois se résumer à une célébration. “En ce jour, ma première pensée n’est pas pour ce que nous avons bâti depuis. Elle est pour ceux qui ne sont plus parmi nous. Pour les fils de ce pays tombés ce jour-là, et sur le chemin qui a suivi, au service de la patrie. Pour leurs mères, leurs pères, leurs épouses, leurs enfants, qui portent une absence que rien ne comblera”, a-t-il ajouté.
Il a formulé une prière pour le repos des disparus et invité les guinéens, où qu’ils se trouvent, à leur consacrer un moment de silence et de recueillement.
“J’élève vers le Tout-Puissant une prière pour le repos de leurs âmes, et je demande à chaque guinéenne et à chaque guinéen, où qu’il se trouve, de leur accorder aujourd’hui un moment de silence et de recueillement”, a-t-il lancé.
Selon le président Doumbouya, “le 5 septembre n’est pas un jour de triomphe. C’est un jour de deuil, de gravité et de mémoire”.
“De ce sacrifice, un peuple entier a hérité d’une responsabilité. Et cette responsabilité, nous l’avons honorée là où l’on ne nous attendait pas : nous avons fait reculer l’ethnocentrisme”, a-t-il affirmé, qualifiant l’ethnocentrisme de “poison qui, pendant des décennies, a dressé le guinéen contre le guinéen, n’a plus droit de cité dans notre République”.
“Le vivre-ensemble n’est plus un discours de circonstance ; il est devenu une réalité, et cette réalité est désormais irréversible”, a-t-il assuré.
En ce qui concerne la responsabilité qui lui incombe depuis son arrivée à la tête du pays, Mamadi Doumbouya a reconnu le poids de la charge présidentielle. Il a tenu à souligner qu’il ne l’assume pas seul.
“Je mesure chaque jour le poids de la charge qui m’a été confiée. Je ne la porte pas seul, et je n’ai jamais prétendu la porter seul.Ma détermination à servir la patrie demeure intacte, et elle ne faiblira pas”, a-t-il réaffirmé, promettant de mettre en œuvre la vision Simandou 2040, qu’il présente comme un projet destiné à inscrire la Guinée dans une perspective de long terme.
“Devant vous, je réaffirme un engagement simple : la vision Simandou 2040 sera exécutée avec la rigueur, la méthode et la constance qu’elle exige”, a-t-il martelé. Une vision qui, selon lui, ne doit pas être guidée par la recherche d’un quelconque prestige personnel. “Non pour la gloire d’un homme ni d’une génération, mais pour que nos enfants héritent enfin d’une Guinée prospère, digne et souveraine”.
Le chef de l’État a réitéré sa volonté de conduire jusqu’à leur terme les réformes et les projets structurants engagés sous son magistère.
“Les réformes engagées et les projets structurants seront menés à leur terme”, a-t-il promis, ajoutant que “je m’y engage devant vous, sans réserve et sans détour, pour le mieux-être de notre peuple”.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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