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Le procès du 28 septembre financé par l’Etat guinéen : ‘’les partenaires n’ont pas apporté de financement pour l’instant’’

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Soutra

Le comité de pilotage du procès du 28 septembre s’est réuni vendredi à Conakry. Il était question pour les participants pour discuter de budget et d’adopter un nouveau plan de sécurité de ce procès qui se déroule au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la cour d’appel de Conakry.

En marge de la rencontre, le ministre Charles Wright a rappelé que ‘’la justice est une question de souveraineté nationale. C’est ce que l’Etat a fait jusque-là mais puise que nous ne pouvons pas évoluer à vase clos, il y a des engagements des partenaires qui avaient déjà été pris notamment le Système des Nations Unies, les ambassades des Etats-Unis et de France’’.

Il a rassuré que son département fait en sorte que ‘’les promesses qui ont été faites pour accompagner la Guinée puissent voir les jours et que nous ne soyons pas obligés chaque fois de procéder à des réaménagements parce qu’il y a des problèmes de liquidités’’.

Le garde des sceaux révèle que le
‘’le démarrage du procès du 28 septembre, c’est sur le budget de développement national (BND) que le procès est financé. Ce qui veut dire que les partenaires techniques et financiers n’ont pas pour l’instant apporté le financement par rapport à l’alimentation des comptes qui ont été créés à cet effet. Il y a deux comptes qui ont été ouverts dans les livres de la Banque centrale. Le premier est un compte spécial pour l’indemnisation des victimes. La finalité de tout procès, c’est les victimes puissent être indemnisées. Le deuxième compte, c’est pour l’organisation du procès notamment le paiement des primes des magistrats, la restauration des accusés et autres’’.

Après plusieurs audiences tenues au tribunal criminel de Dixinn, il estime qu’il était ‘’important que le comité de pilotage se retrouve pour déterminer la solution budgétaire autour du procès du 28 septembre’’ avant de rappeler que ‘’le budget 2022 n’avait pas prévu le procès du 28 septembre. Nous étions obligés de procéder à un réaménagement avec mes cadres techniques jusque-là pour alimenter les comptes, mais cela qui n’est pas suffisant. Il faut ramener le débat en comité de pilotage pour que ces questions soient vraiment discutées et que des solutions soient adoptées’’.

Face à la situation qui prévaut, un nouveau plan de sécurisation a été adopté par le comité de pilotage du procès du 28 septembre. A un moment donné, rappelle Charles Wright, ‘’il y avait eu des débats autour de la sécurisation. On disait qu’il y avait 750 agents de sécurité qui ont été déployés et que par semaine, la sécurisation nous coûtait 419.000.000 GNF. C’est colossal. Je me suis dit qu’il faut revoir cela. Que seules les personnes qui sont déployées sur le terrain puissent bénéficier des primes’’.

Pour que cela soit mis en œuvre, il affirme qu’il faut réadapter le plan de sécurisation. ‘’C’est ce qui a été examiné et adopté. Le processus est en cours. Les agents qui sécurisent le procès vont être payés. Moi-même j’ai renoncé à mon droit de prime’’, rassure le ministre de la justice.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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