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L’enseignement de l’arabe désormais interdit en Guinée ?

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imam-saliou[dropcap]P[/dropcap]lusieurs imams et enseignants de l’arabe ont pris d’assaut lundi la grande mosquée de Fayçal où se tenait une réunion d’urgence. La rencontre intervient après une décision des autorités interdisant l’enseignement de certaines disciplines dans les écoles de franco-arabe.

Selon BC Media, les autorités demandent la ‘’suppression pure et simple de l’enseignement du Saint Coran, des Hadiths du prophète Mohamed (PSL) et de toutes les matières de théologie dans les écoles secondes franco-arabes.

La même source précise que les autorités éducatives demandent également l’enseignement en français des matières comme la géographie, l’histoire et l’instruction civiques. Des manières enseignées jusque-là en langue arabe dans les écoles franco-arabes.

Une décision qui suscite la colère des arabophones qui n’ont pas mis du temps pour réagir. Lors d’une réunion lundi à la grande mosquée de Fayçal, les imams et enseignants de langue arabe ont exigé la réouverture du département de langues arabes afin de permettre aux nouveaux bacheliers de s’y inscrire, ainsi que la nomination d’arabophones à la tête des écoles franco-arabes.

Ce n’est pas tout. Ils demandent à l’Etat de leur apporter un soutien financier pour la construction d’infrastructures. ‘’Toutes les écoles franco-arabes sont soutenues par des communautés ou des individus. Le gouvernement ne fait rien pour ces écoles. Même les financements qu’on obtient auprès des pays arabes, on ne les donne pas aux écoles franco-arabes’’, martèle Elhadj Mansour Fadiga, doyen des imams de Conakry qui précise les participants à la réunion du lundi souhaitent la mise en place d’un Haut conseil islamique.

‘’S’il n’y a pas de problèmes d’intégrisme en Guinée comme au Mali ou au Nigeria, c’est grâce à la vision du président Ahmed Sékou Touré qui a créé le conseil islamique pour bien orienter la religion musulmane’’, argumente le doyen dans Espace Première, sollicitant par ailleurs auprès de l’Etat, l’octroi de bourses d’études à l’étranger aux lauréats des options franco-arabes au même titre que ceux de l’enseignement général.

Si l’Etat ne donne pas une suite favorable à ces requêtes, prévient Elhadj Fadiga, ‘’nous allons demander notre autonomie totale. Autrement dit, nous les chefs religieux, nous allons prendre en charge l’enseignement de l’arabe, ce qui n’est pas bon pour le pays. Il faut que l’enseignement soit encadré par l’Etat’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 666 90 54 16/boussouriou.bah@visionguinee.info

1 commentaire
  1. Yannick MICHEL dit

    La langue officielle du Sénégal est le français alors supprimons aussi les écoles franco arabes

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