[dropcap]L[/dropcap]e président de la République, par l’entremise de la nouvelle équipe dirigeante du ministère de la Culture, des sports et du patrimoine historique, veut reconquérir au cinéma guinéen sa place d’antan.
En attendant la tenue de la quinzaine du cinéma qui figure déjà dans la feuille de route au compte des activités des 100 premiers jours de leur arrivée aux affaires, une délégation du ministère conduite par son secrétaire général a fait une visite dans les locaux de l’Office national de cinéma guinéen (Onacig) ce lundi 29 février.
Il était question pour Fodéba Isto Keira et sa suite de faire un état des lieux de ce service retranché dans des bureaux de fortune, au rez-de-chaussée du ministère de la Communication dans un bâtiment qui lui appartient pourtant.
En recevant ses hôtes, le directeur général de l’Onacig, Mohamed Camara, après avoir énuméré les problèmes auxquels est confronté son service, a fondé l’espoir sur l’actuelle équipe dirigeante du ministère quant à l’instauration d’un cadre propice au travail.
La Guinée, aujourd’hui, marche sur son passé enfoui. En ce sens que ses anciens films qui aident à mieux fixer l’identité culturelle et taire les quolibets à la base de la gangrène au niveau des jeunes ne sont plus là, a témoigné M. Camara qui ajoute cependant que ces existent dans les laboratoires où ils ont été traités, notamment en Chine, à Cuba, en France et Allemagne. Et ces pellicules sont encore possibles de récupération.
En réaction à ce qu’il a vu, le secrétaire général du ministère de la Culture, des sports et du patrimoine historique a qualifié d’amer le constat dressé. ‘‘Quand on sait que le premier film africain a été réalisé en Guinée. C’est dommage que le septième art qui est une partie intégrante du domaine du cinéma soit aussi abandonné. Je pense qu’avec la volonté politique affichée par le président de la République et du ministre Siaka Barry, la nouvelle équipe qui constitue le cabinet du ministère prendra les dispositions pour que le cinéma guinéen sorte de son état moyenâgeux’’, a-t-il déploré.
‘‘On a été face à des meubles qui datent de 1967. Et aujourd’hui, il y a des pays, comme le Nigeria, qui bâtissent leur économie sur l’industrie du cinéma. Je crois que nous pouvons faire la même chose, surtout que la Guinée a été le berceau de tous les éléments culturels en Afrique’’, a conclu Fodéba Isto Keira.
La cérémonie a pris fin par une visite guidée dans les différents services de l’Onacig
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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