Les tenanciers des boîtes de nuit sortent satisfaits de la rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya
[dropcap]L[/dropcap]a junte au pouvoir enchaîne les concertations avec les forces vives de la nation. Après les fondateurs des écoles et universités privées ce mercredi au palais du peuple, les tenanciers des boîtes de nuit et motels ont pris place pour discuter avec la colonel Mamadi Doumbouya.
Valy Sacko, président de l’Association guinéenne des tenanciers des boîtes de nuit, bars, restaurants et motels), au sortir de la rencontre, a levé un coin de voile sur le contenu des échanges avec le chef de la junte.
‘’Nous avons évoqué les maux dont souffrent les tenanciers depuis l’apparition du Covid-19. Le manque de mesures d’accompagnement dont les tenanciers ont fait l’objet depuis le début de la pandémie. Les autorités ont été vraiment sensibles à cela et elles ont pris acte. Le colonel Doumbouya a demandé à ce qu’on se concerte et qu’ils vont voir l’évolution des cas positifs de coronavirus avec les autorités sanitaires pour voir comment ils peuvent lever la restriction et éventuellement lever le couvre-feu’’, explique-t-il.
Se disant convaincu des annonces faites par le colonel Mamadi Doumbouya, M. Sacko laisse entendre que ‘’nous savons qu’ils seront sensibles à nos doléances. Parce que depuis l’apparition du Covid-19, le secteur le plus touché, c’est le nôtre. La pandémie a plongé des milliers de jeunes au chômage’’.
Il croit dur comme fer que ‘le blocage de nos activités est ressenti dans tous les autres secteurs. Nous espérons que très bientôt, nous reprendrons nos activités’’, ajoutant que ‘’le dernier communiqué de l’ANSS est une sorte de ouf de soulagement, à partir du moment, il y a moins de cas positifs et plus de personnes vaccinées’’.
Simon Pierre Kalivogui assure qu’il ‘’y a trop bavures que les policiers nous causent. Ils viennent à n’importe quelle heure pour agir sur nos clients’’. Ce tenancier de motel estime que l’arrivée de la junte au pouvoir est une délivrance pour les membres de sa corporation.
‘’Ils ont dit qu’aucun policier ou une autorité n’ira maintenant dans nos locaux pour commettre des bavures. En cas de bavures, d’appeler le numéro vert 100 et des gens seront là pour intervenir’’, souligne-t-il.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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