Mon cher Tibou,
J’ai lu votre bafouille avec l’amusement qu’on réserve à un élève de 12ème année qui tente désespérément de se faire passer pour un agrégé. Vous vouliez me donner une leçon de style ? Vous n’avez réussi qu’à étaler vos complexes et vos lacunes.
Chez nous, la sagesse populaire a déjà tranché votre cas : « Bare wakandou nanga ta ». Le chien qu’on est obligé de porter sur sa propre poitrine pour l’amener à la chasse ne pourra jamais attraper de gibier. Peu importe le nombre de « mains » et de « cerveaux » qui vous aident à polir vos textes, peu importe les dictionnaires de citations que vous pillez : quand la base intellectuelle manque, l’échec est au bout de la plume.
Puisque vous vous prétendez « Général », laissez-moi vous infliger une séance de rattrapage, car votre texte est un naufrage scolaire :
- Syntaxe de collégien : Commencer une phrase par « Dans lequel » après un point final pour reprendre un nom de la phrase précédente est une faute de base qui trahit votre arrêt prématuré des études.
- Orthographe défaillante : Écrire « revoltante » sans accent, c’est l’aveu que même vos assistants ont fini par se lasser de corriger vos gribouillis.
- Logique en déroute : Consacrer une page entière à quelqu’un que vous jugez « insignifiant » prouve que mon nom hante vos nuits. C’est le paradoxe de l’orgueil blessé.
Votre stratégie est grossière : vous alignez des noms comme Napoléon, Clemenceau ou Diderot pour masquer votre propre vide. Mais citer des génies n’a jamais guéri l’ignorance. Vous grimpez sur un escabeau de livres que vous n’avez manifestement pas lus pour essayer d’atteindre une « hauteur » qui vous donne le vertige.
En réalité, Tibou, vous n’êtes pas un Général ; vous n’êtes que ce « Bare wakandou », ce chien assisté qu’on porte à bout de bras mais qui reste incapable de mordre le réel. Même porté sur la poitrine de vos protecteurs, vous ne ramènerez jamais aucun gibier intellectuel.
Le spectacle est terminé. Puisque même porté, vous ne servez à rien : Reposez-nous !
Alhoussein Makanera Kaké


MAKANERA KAKE ou COMMENT PERDRE UN « DUEL LITTÉRAIRE » avant AVANT MÊME DE COMMENCER !
Il est tout de même curieux de voir M. Kaké Alhoussein Makenera s’ériger en arbitre du style et de la pensée, surtout lorsqu’il s’attaque à M. Kamara Tibou, journaliste professionnel, fondateur de journal et ancien directeur de rédaction bien avant d’être ministre. Comme M. Kamara le rappelait lui même avec une ironie qui lui est propre, son « passé est l’avenir » de certains de ses contradicteurs. Il faut reconnaître que cette formule semble avoir été écrite sur mesure pour le cas de M. Kaké.
On peut, bien sûr, ne pas partager les positions de M. Kamara. Encore faut il disposer du recul nécessaire pour en débattre. Son parcours, journaliste aguerri, fondateur de journal, directeur de rédaction, plusieurs fois ministre et plus de deux décennies d’analyses structurées et de contributions régulières sur la toile parlent pour lui. Ce qui, manifestement, n’est pas donné à tout le monde.
M. Kaké accuse M. Kamara d’aligner des noms comme Napoléon, Clemenceau ou Diderot pour « masquer son vide ». C’est amusant : dans la plupart des milieux cultivés, cela s’appelle avoir des références. Mais il est vrai que, pour qui n’a jamais fréquenté ces hauteurs, la simple évocation d’un classique peut donner le vertige.
Quant au style de M. Kaké, il a ce charme brut des paroles jetées sur le papier sans filtre, sans travail, sans relecture, un peu comme si l’on transcrivait une conversation improvisée. Cela donne une écriture très… authentique. Le contraste avec la plume de M. Kamara est d’ailleurs si saisissant qu’on pourrait presque parler d’un choc stylistique : d’un côté, la réflexion ; de l’autre, la spontanéité désordonnée.
M. Kaké, si vous passez par-là, permettez une suggestion : faites vous accompagner d’un conseiller éditorial ou d’un professionnel de la communication. Ce n’est pas une honte, au contraire, ce serait un progrès notable. Car il est tout de même affligeant qu’un ancien ministre de la communication produise une correspondance d’un niveau aussi scolaire. Il écrit exactement comme il parle, sans le moindre effort de construction, comme si la simple transcription de sa voix suffisait à faire office de style.
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