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L’excision est une “pratique purement culturelle”, selon le ministre tunisien des Affaires religieuses

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tunis[dropcap]M[/dropcap]ohamed Khalil, ministre tunisien des Affaires religieuses a reçu mercredi la délégation guinéenne composée de leaders religieux, de parlementaires, activistes de la société civile et d’hommes médias. L’hôte de marque a partagé avec ses convives l’expérience de son pays en matière de santé de la reproduction et de lutte contre les violences faites aux femmes.

Lors des échanges, Mohamed Khalil s’est prononcé sur l’épineuse question des mutilations génitales féminines. “C’est une pratique que je situe dans un cadre purement culturel. Si la pratique existe dans une société, il faut voir comment le pays l’accepte”, a-t-il déclaré en substance.

Il conseille à la délégation guinéenne de mener une campagne de sensibilisation pour montrer les méfaits de la pratique. “Le tout est un problème de vulgarisation de sensibilisation. Il faut apprendre à notre nouvelle génération les bonnes manières et couper avec les mauvaises pratiques, les habitudes anciennes qui ne peuvent pas être bénéfiques pour les générations futures”, a recommandé le ministre Khalil.

En Tunisie, renseigne-t-il, une femme se marie à partir de 18 ans et peut avoir jusqu’à quatre enfants. Parlant du planning familial, il affirme que son pays tient compte des préceptes de l’islam et des lois de la nature. “Même dans le Coran, il est mentionné que la grossesse dure 9 mois et l’allaitement 2 ans en moyenne. En plus des concepts coraniques, il y a aussi les hadiths, les coutumes de notre prophète (PSL)”, explique-t-il.

Il est préférable pour la femme enceinte de ne pas allaiter, à l’en croire. Parce que, à l’entendre, à cette période la qualité du lait qu’elle donne à l’enfant est moindre et a un impact négatif sur la santé de l’enfant. “Ce sont plus des barrières culturelles que des considérations religieuses qui poussent les gens à avoir beaucoup d’enfants dans les pays d’Afrique ou arabo-musulmans, ou encore pour des questions tribales, de considération personnelle et parfois économiques”, estime Mohamed Khalil.

Au pays du Carthage, la polygamie y est abolie. Cette abolition, selon le ministre tunisienne des Affaires religieuses, était basée sur la loi islamique à travers une interprétation éclairée des textes coraniques. “Si le Coran admet qu’un homme [peut] se marier jusqu’à quatre femmes, cette permission n’est pas absolue”, souligne-t-il, précisant que cette permission est limitée par des contraintes.

“Celui qui veut se marier avec plus d’une femme, est obligé d’être équitable entre ses femmes. S’il viole ce principe, un hadith du prophète (PSL) indique que le jour du jugement dernier, cet homme se relèvera avec une paralysie faciale”, assure le ministre Khalil. En clair, la polygamie, telle que mentionnée dans le Coran, n’est pas une obligation mais une autorisation.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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