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L’explosion du dépôt d’hydrocarbures affecte déjà le panier de la ménagère à Conakry : ‘’Tout ce que je demande est intouchable’’

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Moins de 72 heures après l’explosion du dépôt d’hydrocarbure de Kaloum, les habitants de Conakry ne savent plus où donner la tête suite à la mesure des autorités de la transition fermant les station-service. Face à la pénurie de carburant conduisant à la hausse du coût de transport, les prix de denrées de première nécessité grimpent sur le marché.

Dans les marchés de Cosa et Koloma, la hausse des prix est palpable. ‘’Aujourd’hui, nous sommes allés à Matoto mais avec beaucoup de souffrance. Quand on sortait à 04h du matin, on avait l’habitude de payer le transport à 10.000 GNF avec les taxi-motards. Aujourd’hui, j’ai payé 20.000 GNF juste pour y aller. Au retour avec un véhicule, on avait l’habitude de payer 5000 GNF, mais  j’ai payé 10 000 GNF et le transport de nos marchandises 5000 GNF’’, décrit Hadja Mariama, vendeuse de feuilles de patate.

‘’C’est vraiment inquiétant. Mais vu ce qui s’est passé à Kaloum, cette hausse n’est pas une surprise. Toutefois, les mères et pères de famille qui vivent actuellement à Conakry sont inquiets aujourd’hui. Les feuilles que vous voyez, on avait l’habitude de payer 3 boules à 10.000 GNF. Pour aujourd’hui, on a acheté les 3 boules à 25 000 GNF. Donc, c’est vraiment compliqué pour nous’’, s’inquiète cette mère de famille.

Elle profite de l’occasion pour lancer un appel aux autorités. ‘’Nous demandons au gouvernement d’accorder plus d’attention aux femmes de Conakry. Nous sommes très courageuses, mais nous n’avons de moyens. La plupart des femmes que vous voyez dans les marchés, ont perdu leurs maris ou leurs maris sont malades, couchés ou paralysés. On a des enfants qui doivent manger et aller à l’école. À Matoto, les femmes nous disent qu’elles n’ont pas eu de véhicules pour transporter leurs marchandises par manque de carburant. D’habitude, tu peux venir trouver 10 véhicules, mais aujourd’hui, on ne trouve que 3 minibus’’, s’alarme notre interlocutrice.

Mariam Bailo Diallo, vendeuse de poissons frais, qui évoque des mêmes difficultés liées au transport. ‘’J’ai marché de Koloma à l’aéroport. C’est là j’ai eu un véhicule pour Bonfi et j’ai payé 3000 comme transport dans un minibus. À mon retour, j’ai pris un taxi motard et il m’a fait payer 20 000 GNF. Pourtant, j’ai l’habitude de payer 6 000GNF. J’ai trouvé que les vendeuses de poissons ont augmenté le prix. Ce qu’on avait l’habitude de payer à 110.000  ou 120.000 GNF, c’est 140.000 à 150 000 GNF aujourd’hui. Et ça, ce sont les poissons sans glace. Je suis inquiète parce que depuis mon arrivée au marché, personne n’a demandé le prix du poisson. Et au prix que j’ai acheté, je n’aurais rien comme bénéfices’’, déplore notre interlocuteur en priant les autorités de rendre disponible le carburant à Conakry dans les meilleurs délais.

Pour cette autre vendeuse de légumes qui a voulu garder l’anonymat, ‘’le sac de piments coûte presque 900.000 GNF et le sac d’aubergines est intouchable. Avec le coût de transport, on ne sait plus quel saint se vouer‘’.

Venue acheter des condiments, Mme Keita se dit surprise par l’envolée des prix sur le marché. ‘’Les guinéens profitent toujours des situations difficiles pour rendre les choses chères. J’ai fait le tour du marché, mais tout ce que je demande est intouchable. Le poisson coute très cher et les légumes sont pires’’, déplore la ménagère.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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