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L’heure de la prière ignorée dans le calendrier des examens nationaux

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Une crise se profile à l’horizon pour les examens nationaux de 2024 : l’heure de prières du vendredi ignorée par le MEPU-A.

En anticipation de la crise des filles voilées lors des examens de l’année dernière, une commission indépendante chargée de résoudre toutes les questions relatives à la liberté religieuse, garantie par les textes internationaux et nationaux, a été mise en place.

Ainsi, plusieurs points ont été abordés lors d’une réunion tenue le 19 octobre 2023 au département MEPU-A, avec la participation des Oulémas, du cabinet du département des affaires religieuses, de l’union des écoles franco-arabes et d’autres acteurs clés, concernant 7 doléances majeures afin de les prendre en compte pour les prochains examens nationaux et ainsi éviter toute crise.

De manière très étrange, aucune considération n’a été accordée à l’horaire prière du vendredi dans le calendrier publié, notamment pour les dates du 14 juin 2024 et du 21 juin 2024. En principe, le respect de l’horaire de la prière du vendredi est une obligation constitutionnelle et éthique, qui ne peut en aucun cas être abrogée.

Connaissant l’importance de la prière du vendredi dans l’islam et la configuration islamique de la Guinée, il serait très sage et responsable de réviser les deux dates en respectant l’heure de la prière, afin de permettre aux candidates, délégués et surveillants de confession islamique de s’acquitter de leur devoir religieux conformément aux prescriptions et normes de l’islam.

Il est également nécessaire d’attirer l’attention du nouveau Ministre, qui est lui-même un homme pratiquant, sur ces questions cruciales et importantes qui doivent être résolues avant le début des examens cette année et dans les années à venir. Cela implique le respect des droits des candidates voilées, la prise en compte de la prière du vendredi conformément à leur foi religieuse, c’est-à-dire l’islam, et le respect de l’horaire de la prière pendant les années scolaires et surtout pendant les différents examens nationaux. En ce sens, nous rappelons les doléances prises en compte et recommandées par la Plateforme des musulmans de Guinée, qui ont été formulées à votre prédécesseur, qui sont :

  1. Le choix du mode vestimentaire décent est un droit, personne ne doit être stigmatisé d’avoir pratiqué les recommandations de sa religion au sens de la liberté et de la tolérance religieuses dans l’espace public, administratif, scolaire et universitaire…
  2. La mise en place d’un cadre de concertation permanent entre le département MEPU-A, le Secrétariat Général des affaires religieuses et les oulémas de la République afin de faciliter la sensibilisation et renforcer la cohésion nationale autour des questions sensibles.
  3. Faire appel aux oulémas par le biais du Secrétariat Général des affaires religieuses, seuls les religieux ont droit de se prononcer sur les grandes questions religieuses ou les événements religieux qui doivent être scrutés selon les préceptes du culte. Personne d’autre ne devait s’y prononcer sans avis consultatif des Oulémas.
  4. L’acceptation du voile intégral dans les salles des examens avec des mesures de contrôle strict par des surveillantes avant l’accès, voire la configuration d’une salle uniquement pour les filles sans voile avec des surveillantes.
  5. La mise en place d’un cadre confortable contre toute discrimination à l’égard des filles et femmes voilées ou voile intégral et veiller afin que les délégués et les surveillants puissent prendre des mesures idoines pour le respect du choix des filles.
  6. La production d’une note circulaire autorisant les filles voilées d’accéder aux salles de classe pour éviter toute spéculation vu les multiples interpellations sur le terrain.
  7. La prise en compte de la prière de vendredi dans la programmation des examens nationaux pour permettre aux délégués, surveillants et élèves de s’acquitter de leur devoir religieux.

En somme, nous formulons nos vœux ardents de plein succès et de grâce divine pour les autorités dans l’accomplissement de leur mission, et nous en appelons à la bonne foi de tous et de chacun en vue de leur accompagnement sincère dans l’intérêt du peuple.

Ibrahim MANSARE, PhD
Porte-parole de l’Union des écoles franco-arabes de Guinée

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