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Limogeage du ministre guinéen de la Sécurité

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La crise qui oppose le gouvernement à l’opposition guinéenne depuis plusieurs mois aurait-elle fait une victime de taille ? Le lundi 27 mai 2013, le ministre guinéen de la Sécurité Maramany Cissé a été limogé de son poste et remplacé par le contrôleur de police et actuel ambassadeur de Guinée au Sénégal Madifing Diané.

Pour le moment, il est difficile de dire si ce départ du gouvernement est uniquement lié à la situation actuelle du pays et à la répression violente des manifestations de l’opposition, qui a fait depuis jeudi au moins 12 morts selon le gouvernement, 17 selon des sources proches des familles et indépendantes.

Sanction ou mise à l’écart ? Maramany Cissé a été démis de ses fonctions de ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Mais pour autant, il ne va pas très loin, bénéficiant toujours de la confiance du chef de l’Etat guinéen qui l’appelle à ses côtés, pour justement s’occuper de la réforme du secteur de la sécurité, avec rang de ministre.

Cela dit, la question qui circule sur toutes les lèvres aujourd’hui est de savoir si ce départ est lié à la gestion des contestations de l’opposition qui, en quatre jours, ont fait 12 morts, dont sept par balle selon le gouvernement, 17 selon d’autres sources indépendantes proches des familles des victimes. Quoi qu’il en soit, Maramany Cissé a été remplacé par un autre expert en la matière, Madifing Diané, jusque-là ambassadeur de Guinée au Sénégal.

Cette décision a été prise au sortir d’une rencontre qu’Alpha Condé a eue avec les services de maintien de l’ordre dès son retour d’Addis-Abeba. Rencontre au cours de laquelle des chefs de corps de la gendarmerie et de la police ont donné des explications au président Condé, affirmant que les manifestants étaient armés d’armes à feu et d’armes blanches, affirmations démenties sur RFI par un responsable de l’opposition qui a déclaré : « Si les manifestants étaient munis d’armes à feu, ils auraient abattu au moins un policier ».

Le calme est revenu à Conakry

Au même moment, à Conakry, la journée de lundi a été plus calme même si l’axe Coza-Bambeto était toujours bloqué. Le président guinéen Alpha Condé s’est dit prêt à dialoguer avec l’opposition, mais il n’est en revanche pas question selon lui de révoquer l’opérateur technique Waymark qui gère le fichier électoral. Pour Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, qui se trouve actuellement à Paris, le dialogue ne peut pas faire l’objet de préalables.

Par RFI

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