Le faible taux de réussite aux différents examens nationaux continuent d’alimenter les débats. Au siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le vice-président chargé des affaires économiques du parti déclare que c’est la première fois que la Guinée enregistre un si faible pourcentage d’admission au baccalauréat.
‘’Depuis l’independance de la Guinée, c’est la première fois qu’on apprend qu’il y a 9% d’admis à un examen national et les gens disent que c’est la faute à tout le monde. Mais on n’est pas fautifs. Quand le CNRD est venu le 5 septembre, la première décision qu’il a prise était d’envoyer tout le monde à la retraite. Les enseignants, les plus expérimentés, qui ont la pédagogie se sont retrouvés sur le carreau. Comment vous pouvez gagner lorsque vous mettez les méritants à la retraite ?’’, se demande ce proche collaborateur de Dalein.
Avant l’avènement du CNRD, rappelle-t-il, ‘’nous avons connu un système. Il y avait des ministres qui ne pouvaient même pas lire des chiffres. On a connu des ministres de l’éducation qui disait ici : ‘Je les ai dit’. Comment voulez-vous qu’ils forment les élèves ? Où nous allons mettre les 91% de candidats qui ont échoué au Bac ?’’
Kalémoudou Yansané se dit préoccupé par l’avenir des candidats recalés aux examens nationaux.
‘’Des jeunes de plus de 20 ans qui échouent au bac, ils ne peuvent pas aller à l’université, ni au champ. Ils ne sont pas dans les bureaux, qu’est-ce qu’on fait d’eux ? Ils vont se retrouver, je ne le souhaite pas, à la traversée de la Méditerranée et à toutes les manifestations’’, assure le vice-président de l’UFDG.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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