Un atelier d’orientation des professionnels de la communication sur la fièvre Hémorragique Ebola a réuni une cinquante de journalistes des médias publics et privés. C’est le Dr. Edwige Adekambi Domingo, Représentante de l’UNFPA en Guinée qui a présidé le lancement des travaux mardi à la maison de la presse. 
L’objectif de cet atelier est de mieux outiller les professionnels des médias afin qu’ils contribuent de façon accélérée pour mettre fin à l’épidémie Ebola qui sévit en Guinée depuis janvier 2014. Selon les derniers chiffres en date du 30 mars de la division prévention et lutte contre les maladies, 122 cas ont été détectés avec 80 décès. Conakry, Dabola et Dinguiraye sont devenus les nouveaux foyers de l’épidémie Ebola. Dans la capitale par exemple 11 cas ont été enregistrés dont 3 décès, a annoncé Dr Sakoba Keita, Chef de division prévention au ministère de la santé publique. Pour répondre aux préoccupations des populations, un numéro vert 115 a été mis en place, annonce le ministère de la santé.
Quelques messages clés sur la fièvre hémorragique à virus Ebola
La fièvre Ebola est maladie contagieuse et très dangereuse surtout pour les femmes enceintes et les enfants. Elle provoque la mort chez 50 à 90% de malades présentant des manifestations cliniques. Aucun traitement efficace, ni de vaccin n’existe contre ce virus.
Manifestations cliniques
La fièvre hémorragique se manifeste, 2 à 21 jours après la contamination, par une forte fièvre, des maux de tête, la fatigue générale, douleurs musculaires ou articulaires, maux de gorge, nausées et vomissements, diarrhée, éruptions cutanées. Outre ces signes, il faut ajouter que la fièvre se manifeste par les hémorragies internes et externes notamment par des saignements des gencives et du nez, rougeur des yeux, vomissement de sang, selles sanglantes, taches rouges sur le corps, insuffisance rénale et hépatique.
Mode de transmission
Le virus Ebola se transmet essentiellement d’une personne malade à une personne saine, à travers des selles, le sang, l’urine, la sueur, le sperme, les vomissures, autres secrétions biologiques, ou encore par des objets souillés appartenant à des personnes malades ou décédées. Les chauves-souris frugivores, les rongeurs (rats, souris, porcs épics,…), la consommation de viande d’animaux de brousse infectés, morts ou vivants comme les singes, les chimpanzés, les gorilles, les antilopes des bois, porcs sont susceptibles de transmettre la fièvre Ebola. L’infection peut aussi se transmettre lors des rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le cadavre.
Eviter la contamination de la fièvre hémorragique à virus Ebola
L’arme fatale pour éviter la propagation du virus est d’éviter tout contact sans protection avec le sang, les urines et les scelles, les vomissures et salives, le sperme, la sueur, les organes ou des liquides biologiques, le linge ou de la literie sale des sujets infectés. Se laver régulièrement les mains avec le savon ou de l’eau de javel. Etant donné que le principal mode de transmission interhumaine est le contact avec le sang, les secrétions ou les liquides biologiques contaminés, toute personne ayant eu des contacts physiques étroits avec des malades doit être placée sous haute surveillance.
Le rôle des médias
Agir bien et vite pour une épidémie est plus qu’important en temps d’épidémie. De ce fait, les medias ont un rôle primordial à jouer dans la lutte contre la fièvre Ebola. Ils doivent rendre compte de l’actualité et donner la vraie information. Pour véhiculer la bonne information, les professionnels de la communication doivent impérativement connaître les signes par lesquels la fièvre se manifeste, ainsi que ses voies de transmission, et moyens de prévention. Ils doivent éviter de relayer les rumeurs dans une situation d’urgence.
Une synthèse de Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info
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