[dropcap]A[/dropcap]u lendemain de son élection en 2010, le président Alpha Condé s’est présenté aux Guinéens comme étant l’incarnation de Nelson Mandela. Tant pour avoir séjourné en taule au même titre que son idole sud-africain que pour être resté derrière un ultime penchant ; celui d’instaurer un Etat démocratique respectueux des droits humains. Ce, après plus de 50 ans de son accession à la souveraineté nationale.
Sauf que l’inspiré n’a pas été fidèle à l’idéologie de l’inspirateur qui n’a accepté de briguer un second mandat alors que l’humanité toute entière l’aurait plébiscité si latitude lui était donnée de se joindre aux sud-africains pour réélire leur président. Cela ne semble pas échapper à Alhousseiny Makanéra Kaké qui estime qu’il y a certains qui ont leur propre agenda et qui veulent donner une mauvaise image au président de la République.
‘‘Moi, je voudrais, s‘il n’a pas été Mandela comme il l’a promis au moment où il est élu, permettez-lui au moins d’être Barack Obama. Mandela a fait un mandat. Il pouvait gagner un second. Il a renoncé’’, rappelle le concepteur du mouvement Ndimboré.
Makanéra s’exprime ainsi pour rassurer l’opinion publique nationale de l’idéologie de sa plateforme dénommée Front uni pour la démocratie (Fud) dans le paysage politique guinéen, contrairement à ce que pensent certains analystes.
‘‘Aujourd’hui, on est en train de préparer la succession de Barack Obama. Donc, au Front uni pour la démocratie, notre combat ne vise nullement Alpha Condé. C’est plutôt comment renforcer les institutions. Comment faire en sorte que notre Constitution soit renforcée. Comment faire en sorte que les partis politiques, surtout de l’opposition, soient renforcés. Puisqu’on ne peut pas parler de démocratie en détruisant les partis politiques de l’opposition’’, recadre-t-il.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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