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Makanera : “Tous les ingrédients étaient là pour que ce gouvernement parte”

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Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Bernard Gomou a été dissout par le président du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). L’ancien ministre de la communication, Alhousseine Makanera dit ne pas être surpris par la décision du général Mamadi Doumbouya.

A la question de savoir si le bras de fer entre le Premier ministre Bernard Gomou et le ministre de la justice Charles Wright a précipité la chute du gouvernement, le président du Front national pour le développement (FNT) répond que “ça peut être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Personne n’acceptera qu’il y ait une telle cacophonie au sommet de l’Etat. Si on était dans un pays normal, on n’aurait pas eu besoin que le gouvernement tombe par le fait d’un décret”.

Pour l’ancien ministre Makanera, “ce qui s’est passé, est très inédit. Depuis 1958, c’est la première fois que j’entends dissolution d’un gouvernement en Guinée si ce n’est pas suite à un coup d’Etat. Mais ce n’est pas surprenant. Tous les ingrédients étaient là pour que ce gouvernement parte, mais pas dissout”.

Il fait remarquer dans On refait le monde que “le quotidien des guinéens aujourd’hui est très difficile. Les gens n’arrivent pas à manger. Il n’y a pas de courant, pas d’eau, pas d’Internet, pas de radio. Donc, il n’y a pas d’espoir. Il fallait quand même trouver une solution. Souvent, en pareilles circonstances, le chef trouve toujours le problème autour de lui”.

Deuxièmement, analyse Makanera, “la cacophonie qui était au sein du gouvernement, avait fini par emballer toutes les structures de l’administration publique. Troisième élément et pas des moindres, dès le départ, le président de la transition nous a dit que la justice doit être la boussole. Donc, c’était la pierre angulaire de la politique du CNRD”.

Il défie quiconque “va me sortir un seul point positif depuis 2 ans si ce n’est pas le fait que le fonctionnement de la justice a fini par broyer tout ce qui est gestion budgétaire et contrôle budgétaire”.

“Quand vous regardez le nombre d’injonctions, le nombre de cadres qui ont été poursuivis, vous vous rendez compte que l’inspection générale des finances, l’inspection d’Etat, le contrôle interne, la cour des comptes en passant par le CNT qui représente l’assemblée nationale, ont été tous neutralisés par les injonctions. En réalité, la dernière étape pour un fonctionnaire qui est contrôlé, c’est la justice. Mais si on commence par la justice, c’est que même le ministère des finances n’existe plus. L’une des missions de ce ministère, c’est le contrôle”, renseigne l’ancien patron du département en charge de la communication.

Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info

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