[dropcap]D[/dropcap]epuis plus d’une année, les citoyens peinent à se procurer de cartes d’identité nationale. Une situation qui pousse des agents des forces de l’ordre à arnaquer les voyageurs au niveau des barrages installés sur différents axes routiers à l’intérieur du pays.
C’est devenu une habitude pour les chauffeurs de taxi. En s’approchant d’un barrage routier, le conducteur réclame aux passagers dont la carte d’identité est arrivée à terme de verser aux agents des forces de l’ordre 10.000 francs guinéens à chaque barrage.
‘’Qui n’a pas de carte d’identité?, demande le chauffeur. ‘’Moi, j’en n’ai pas’’, répond une première passagère, suivie d’une autre. ‘’Tous ceux qui n’en ont pas me donnent 10. 000FG pour négocier avec les agents pour ne pas qu’ils nous retardent’’, ordonne le conducteur. Et les deux passagères s’exécutent sur le champ.
M. Diallo, vivant en Espagne, un autre passager qui a suivi la scène se dit indigné de telles pratiques. En séjour en Guinée depuis plus deux semaines, il dit avoir fait plusieurs démarches en vue de se procurer d’une carte d’identité nationale. En vain ! Malgré qu’il détienne un passeport guinéen, il n’a pas échappé à l’arnaque des agents de forces de l’ordre trouvés à différents barrages.
‘’On ne délivre pas de cartes d’identité dans tout le pays. J’’en ai cherché pendant deux semaines à Conakry. Et là on me demande de présenter la mienne. Nous sommes dans quel pays ?’’ s’offusque-t-il.
Cherif Diallo, guinéen vivant au Sénégal, va subir le même sort. Arrivés au barrage de Kaka, tous les passagers sont priés de descendre du taxi-passagers. Pendant que les uns présentaient leurs cartes d’identité, d’autres glissaient des billets de banque aux hommes en uniforme. ‘’L’essentiel c’est de passer’’, nous lance un passager.
Avec son accent teinté de wolof, Cherif Diallo s’est fait entourer de plusieurs agents sur place. ‘’Tu paies 100.000 francs guinéens, sinon tu passes la nuit ici’’, lui intime l’un d’entre eux. Il a fallu l’intervention du chauffeur de taxi pour que le jeune sorte de la situation. Mais avant d’avoir payé plus de 20.000 francs. Et les rackets continuent.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Très grave pour un pays cela montre combien de fois nous sommes espose au terrorisme si chaque barrage celui qui n’a pas de carte paye de l’argent pour rentrer alors les guinéens vivent dans un grand risque cela n’est possible qu’en guinee