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Massacre du 28 septembre : ‘’Beaucoup reste à faire dans le dossier’’, selon la FIDH

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[dropcap]L[/dropcap]a Guinée commémore ce 28 septembre 2014, le cinquième anniversaire du massacre du stade de Conakry intervenu au stade du 28 septembre. Lors d’une manifestation politique, plus de 150 personnes ont été tuées, une centaine de femmes violées et plusieurs centaines de blessées, selon le rapport des Nations Unies.

calb147928_sept_jpgCinq ans après les faits, les victimes du massacre attendent toujours et lancent un cri de coeur. Pourtant, beaucoup d’entre elles, encore vivantes, ont été entendues par les juges d’instruction. Mais ‘’nous attendons plus que jamais des actes judiciaires forts, qui permettraient d’envisager la clôture de l’enquête judiciaire et la tenue d’un procès dans les meilleurs délais’’, a indiqué à la presse Asmaou Diallo, Présidente de l’Association des Victimes,  Parents et Amis (AVIPA).

Selon la présidente d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh), l’actuel ministre de la Justice Me Cheick Sako a qualifié le massacre du 28 septembre 2009 ‘’d’innommables crimes de masse’’. Outre les avancées, depuis la nomination du ministre de la Justice, la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature, installé en juillet dernier, ainsi que la revalorisation du statut des magistrats sont autant d’éléments susceptibles de favoriser le travail de ces derniers, a déclaré Souhayr Belhassen. Déjà, rassure-t-elle, le ministre de la Jeunesse au moment des faits et le directeur du stade du 28 septembre  qui refusaient de s’expliquer ont fini par se plier.

Pour le cas de l’ancien chef de la junte, refugié au Burkina Faso, la présidente d’honneur de la Fidh laisse entendre que sur commission rogatoire internationale, Moussa Dadis Camara a été entendu par un pool de juges. Mais dans ce dossier, mentionne Mme Belhassen, beaucoup reste à faire. C’est pourquoi, elle affirme que les juges doivent désormais accélérer la cadence pour que les personnes suspectées de crimes, à tous les niveaux de la hiérarchie, puissent être mises en cause. C’est uniquement à cette condition qu’un procès pourra être tenu dans les délais raisonnables et que la vérité pourra enfin être faite sur ces événements, selon ses propres termes.

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Pour sa part, l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH) assure que l’impulsion nouvelle donnée par le ministre de la Justice depuis sa nomination en janvier 2014, est encourageante et à saluer. Toutefois, Abdoul Gadiry Diallo indique qu’il faut maintenant que cette impulsion se concrétise, pour que l’attente de justice des victimes ne reste pas vaine et que l’impunité soit enfin enrayée en Guinée.

Les organisations de défense des droits de l’homme sont fermes là-dessus. Le gouvernement doit garantir que toutes les personnes convoquées, y compris des éléments des forces de l’ordre et quel que soit leur grade, répondent aux convocations émises par les juges. Car, martèlent-elles, à plusieurs reprises et malgré des convocations répétées, ces derniers n’ont pas pu entendre des personnes convoquées pour être interrogées sur les événements du 28 septembre.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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1 commentaire
  1. Ibrahima Barry dit

    Moi, je ne veux que la paix dans mon chère pays…

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